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Nicolas Mahut : « Ma plus grande joie »

Nicolas Mahut, vainqueur à 's-Hertogenbosch

Nicolas Mahut, vainqueur à 's-Hertogenbosch - -

Vainqueur du premier tournoi de sa carrière ce samedi à 's-Hertogenbosch, face à Stanislas Wawrinka (6-3, 6-4), Nicolas Mahut savoure. A 31 ans, le Français (240e mondial) est enfin récompensé de ses efforts.

Nicolas Mahut, qu’avez-vous ressenti en vous imposant pour la première fois de votre carrière ce samedi à 's-Hertogenbosch ? Vous aviez quitté Roland-Garros en pleurs après votre défaite en finale du double…

Je reviens de nulle part. Cette fois, j’ai retenu mes larmes. Je ne pleure pas à chaque fois ! C’est déjà pas mal. C’est une vraie satisfaction, deux semaines après avoir connu ma plus grande déception, ma plus grande tristesse. Là, c’est ma plus grande joie. C’est un vrai bon moment que j’ai pu partager, en plus, avec mon staff. C’était exceptionnel. Je vais pouvoir savourer. Et essayer de remplir d’autres objectifs.

Est-ce vrai que vous avez réfléchi il y a quelques mois à mettre un terme à votre carrière à cause de vos problèmes au genou ?

A un moment donné, je me suis posé la question. Je n’en avais pas envie, ce n’était pas dans mes plans, mais à force d’être blessé, je ne voyais pas le bout du tunnel. Quand je reprenais, je rechutais. C’étaient des moments très difficiles. Heureusement, j’étais bien entouré à ce moment-là. Je sais d’où je reviens et c’est pour ça que cette victoire est d’autant plus belle.

Où avez-vous trouvé la force de reprendre l’entraînement ?

J’avais le sentiment de ne pas être allé au bout. Il faut toujours des objectifs élevés, des rêves un peu fous. Moi, c’était de gagner un tournoi et de gagner un Grand Chelem en double. En trois semaines, je me suis retrouvé deux fois en finale. J’ai eu la chance d’avoir dans mon entourage des personnes qui y ont cru, parfois même plus que moi. Ma femme, tous les jours, m’a dit : « ne lâche pas, la roue va tourner ». Thierry (Ascione), Scud’ (Nicolas Escudé), les kinés… Ils ont tous cru à mon retour. Sans eux, je pense que je n’aurais pas réussi.

Dans quel état d’esprit allez-vous aborder Wimbledon ?

Je ne me suis pas encore projeté sur Wimbledon. Là, il faut savourer et profiter de ces moments qui sont quand même rares dans une carrière. Je crois que Mika (Llodra, ndlr), avec qui je partage une maison à Wimbledon, a ouvert une bouteille et nous attend. Dès demain (dimanche), on discutera de Wimbledon avec Scud’. C’est très important pour moi. C’est le tournoi qui me tient le plus à cœur, où j’ai envie de briller. Mais chaque chose en son temps.

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Propos recueillis par Jean-François Pérès