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Tennis: piqûres d'insuline, contrôle de glycémie... comment Zverev gère son diabète en match

Alexander Zverev a évoqué son diabète dans une interview à L'Equipe, expliquant la difficile gestion de sa maladie durant les matchs.

Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Alexander Zverev a publiquement révélé son diabète de type 1, diagnostiqué dès sa plus tendre enfance, à l'âge de trois ans et demi. Une maladie qu’il a mis du temps à accepter en raison du sentiment de honte que les autres lui ont fait ressentir étant enfant, notamment à l’école.

"J'étais mal à l'aise avec ça. On s'est souvent moqué de moi, a-t-il confié dans une interview accordée à nos confrères du quotidien L’Equipe. (...) Parfois, j'étais invité aux anniversaires de copains d'école et leurs parents ne me laissaient pas manger de gâteau. Ils me disaient : "Tu as la maladie du sucre, tu n'as pas le droit d'en manger." J'étais exclu."

Zverev: "Je me contrôle à chaque changement de côté"

Le sentiment de honte a perduré pendant plusieurs années, niché dans un coin de sa tête. L’accumulation des succès sur les courts de tennis a facilité l’acceptation de la maladie, Zverev ayant appris au fil des années à gérer son diabète dans le cadre de la performance sportive de très haut niveau. Mais cela n’a pas toujours été évident. L'évolution des connaissances concernant cette maladie, et des technologies, avec l'apparition du lecteur de glycémie, un appareil qui lui permet de mesurer en permanence son taux de sucre dans le sang, et de le réguler le cas échéant, lui ont facilité la vie.

"J'ai le lecteur dans mon sac de raquettes. L'ATP m'autorise à l'utiliser, ce n'est pas un téléphone, a-t-il expliqué. Je me contrôle à chaque changement de côté. Je n'ai pas de pompes à insuline (qui permet d'injecter automatiquement l'insuline dans le corps), je fais les injections moi-même. J'ai toujours mon stylo à insuline avec moi. Mon programme et mes horaires ne sont jamais les mêmes donc c'est plus compliqué d'utiliser une pompe, je préfère gérer ça moi-même. Ma glycémie est assez stable, vous pouvez voir (il montre au journaliste les variations de son taux de sucre sur son lecteur) que ça ne monte jamais trop haut et que ça ne descend jamais trop bas. Je m'en sors plutôt bien (sourire)."

QM