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Tsonga, le bonheur est dans le pré

Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour la finale du Queen's.

Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour la finale du Queen's. - -

Vainqueur de James Ward (6-3, 7-6) au lendemain de son exploit face à Rafael Nadal, le Français s’est qualifié pour la finale du Queen’s, sa première sur gazon. Où l’attend un choc face à un autre Britannique, le meilleur d’entre eux : Andy Murray.

Jo-Wilfried Tsonga aime le gazon. Et ce dernier le lui rend bien. Après avoir écarté un certain Rafael Nadal vendredi, le Français a poursuivi sa belle histoire sur le pré vert du Queen’s en battant, samedi, le Britannique James Ward (6-3, 7-6). De quoi s’assurer une place en finale, sa première dans un tournoi sur gazon, et confirmer ses belles dispositions actuelles sur cette surface. « Jo » a pourtant dû s’employer pour franchir le surprenant obstacle Ward, bénéficiaire d’une wil-card bien rentabilisée. Bon serveur et solide en fond de court, le Britannique a défendu ses chances avec le panache de celui qui n’a rien à perdre. Mais le 19e mondial a « fait le métier », comme il l’a dit, face au 216e.

« L’important était de gagner, a confié Tsonga à RMC Sport. Ça n’a pas été facile face à un adversaire qui avait le public avec lui. Je suis vraiment content de m’en sortir. » Il lui reste désormais une dernière marche à franchir. Mais elle s’appelle Andy Murray, impérial en demie face à Andy Roddick (6-3, 6-1), pourtant pas le premier venu. Et au Queen’s, devant son public, le Britannique s’apparente à une montagne.

« L'impression d'avoir retrouvé mes 17-18 ans ! »

« Tout dépendra de moi, explique Tsonga. Andy est très régulier. A moi d’élever mon niveau de jeu pour aller le chercher. » Le gazon du Queen’s semble être l’endroit idéal pour une telle conquête. « Je réussis bien dans ce tournoi. J’étais entré dans le Top 100 mondial après une victoire sur Hewitt ici, se souvient Tsonga. Et j’adore cette surface, mon jeu s’adapte bien dessus. Je joue de mieux en mieux. »

Des qualités renforcées par son état physique du moment. « Je me sens bien, glisse l’intéressé. Je commence à retrouver le niveau de ma finale à l’Open d’Australie en 2008. Je n’ai plus de souci physique et ça m’aide car j’ai beaucoup souffert ces deux dernières saisons. Revenir en forme sur ce plan, ça me soulage. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mes 17-18 ans ! J’espère que ça va continuer et se concrétiser sur les grands tournois comme Wimbledon. » Un esprit sain dans un corps sain. La bonne formule pour retrouver « Jo le conquérant », qui mène plutôt bien sa barque depuis qu’il a décidé d’écumer le circuit sans entraîneur.