RMC Sport

Tsonga plein gaz

-

- - -

Sur la lancée d’une fin d’exercice 2011 canon, Jo-Wilfried Tsonga a entamé sa saison par une victoire (7-5, 6-3) sur Gaël Monfils ce samedi en finale du tournoi de Doha (ATP 250). A une semaine de l’Open d’Australie, le n°6 mondial montre déjà les crocs…

Comme rarement, Jo-Wilfried Tsonga a renâclé, grimacé sur un court vaincu par l’humidité ambiante. Malgré des latitudes connues pour leur sécheresse, Doha a offert aux finalistes un théâtre à l’atmosphère très ‘british’. « La surface était vraiment glissante. C’était même un peu dangereux », a ainsi regretté la tête de série numéro 3 du tournoi. Fébrile sur ses appuis, Tsonga concède d’entrée son engagement. L’interruption d’une demi-heure qui suit (pour sécher la surface) n’éteint pas les appréhensions du Manceau. Emprunté sur le court, Tsonga subit la défense agressive de son pote et voisin dans la vie. Comme la veille face à l’ogre Nadal, Monfils assure une couverture parfaite du terrain et assomme son adversaire à grandes embardées de coups droits.

A 5-4, le 16e joueur mondial s’apprête à servir pour le gain de la première manche. C’est le moment que choisit Tsonga pour affirmer son statut de boss du tennis français. En deux accélérations, il s’offre autant de balles de débreak et conclut dès la première sur une montée au filet. La crispation change de camp, Tsonga déroule et s’offre le premier set 7-5.

8 titres en 13 finales pour Tsonga

Malgré une grosse chute à 2-2 dans la deuxième manche, Tsonga ne lâchera plus les rênes du match et l’emporte 7-5, 6-3. Vainqueur de 8 de ses 13 finales (contre 4 titres pour 12 finales pour Monfils), il confirme à 26 ans son appétence pour les grands rendez-vous et une culture de la gagne entretenue depuis trois tournois. Finaliste à l’Open de Paris-Bercy (Masters 1000), et aux Masters, Tsonga, enfin épargné par les blessures, arrive lancé sur l’Open d’Australie. Le biceps saillant et l’esprit libre, le Manceau n’a jamais semblé aussi près de bousculer un ‘gang de 4’ (Djokovic, Nadal, Federer, Murray) infernal en Grand Chelem. L’Australie est son jardin. Seul le couac de l’année dernière (battu en 16e) entaille un bilan convaincant : finale en 2008, quarts en 2009 et demies en 2010. Tsonga le clame depuis des années : l’objectif de sa vie de sportif reste d’accrocher un titre en Grand Chelem. Il n’en a peut-être jamais été aussi près.