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Tsonga se prend le Murray

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Jo-Wilfried Tsonga s’est incliné en finale du Queen’s face à Andy Murray (3-6, 7-6, 6-4), lundi. Le Manceau a pourtant eu l’opportunité dans le deuxième set de remporter un premier tournoi cette saison et de devenir le premier Français à s’imposer à Londres.

Jo-Wilfried Tsonga devra encore attendre pour écrire une ligne à son palmarès en 2011. Le Français s’est incliné en trois sets en finale du Queen’s, lundi face à l’Ecossais Andy Murray (3-6, 7-6, 6-4). L’issue est rageante pour le Manceau qui a eu les munitions pour faire plier le Britannique en ayant notamment deux balles de break dans le deuxième set alors qu’il menait 6-3, 4-4. « Je n’étais vraiment pas loin du compte dans le deuxième set. J’ai eu des balles de break à un moment crucial et je ne les ai pas concrétisées, peste-t-il. Dans le tennis, il faut être opportuniste et aujourd’hui, je ne l’ai pas été jusqu’au bout. Je n’ai pas été réaliste. Si j’avais marqué ce point-là, j’aurais servi pour le match.

Les regrets sont nombreux pour le Français jusqu’ici solide au service et agressif dans ses montées au filet. Une tactique qui a longtemps contrarié Murray. Mais devant un public acquis à sa cause, l’Ecossais a réussi à inverser la tendance en sauvant ses fameuses balles de break avant d’égaliser à une manche partout après avoir remporté le deuxième set au tie-break (7-2). La dynamique s’est inversée et le quatrième joueur mondial, regonflé à bloc, a serré la vis. Le demi-finaliste à Roland-Garros a pris le service du Français à 2-2 pour ne plus lâcher son avantage. L’Ecossais, finaliste à l’Open d’Australie en janvier, remporte son premier titre de la saison.

A Eastbourne dès mardi

Tsonga, seulement finaliste à Rotterdam en février, a échoué à Londres au même stade que Guy Forget (1995), Sébastien Grosjean (2003 et 2004) et Nicolas Mahut (2007) avant lui. Mais en une semaine, le Manceau affiché un visage séduisant. Même si le résultat ne le satisfait pas. « Je suis en confiance parce que je me sens bien physiquement et je joue plutôt pas mal. Cette semaine j’ai bien joué mais je n’ai pas fait des trucs extraordinaires, tempère-t-il. Je n’ai pas battu quatre joueurs du top 5 à la suite. C’était une bonne semaine mais ça aurait pu être encore mieux. » L’ancien protégé d’Eric Winogradsky (avec qui il s’est séparé en mars) sera dès mardi à Eastbourne (il sera opposé à l'Ouzbek Denis Istomin) pour confirmer son excellente forme. Il sera temps ensuite de penser à Wimbledon, qui débute lundi prochain et qui s’annonce prometteur. « J’espère que je vais faire quelque chose de chouette », conclut-il.