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Coupe Davis: la méthode Noah, c’est quoi ?

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A trois jours du premier match de Coupe Davis face au Canada, Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis prépare son groupe en Guadeloupe. Au programme : une préparation physique pour s’habituer au climat mais aussi beaucoup de dialogue. Décryptage des bases de la méthode Noah.

Du dialogue

Yannick Noah le reconnaît lui-même, il a eu besoin d’apprendre à connaître ses joueurs. Alors dès leur arrivée en Guadeloupe, les Bleus ont passé deux longues soirées au restaurant, tous ensemble. « C’est important de parler en groupe, de discuter des années précédentes, » confie Richard Gasquet.

Des « choses simples »

Alors Noah serait un coach qui parle beaucoup ? « Non, il parle quand il faut et ça c’est bien », corrige Gilles Simon, qui aime le côté direct de l’homme mais aussi de ses entraînements. « On fait des choses simples et j’aime bien, on reste concentrés, on ne se disperse pas trop. Et quand on fait ça, en général, à l’arrivée on joue plutôt pas mal », oberve le Niçois.

Un groupe soudé

Les français sont arrivés depuis une semaine en Guadeloupe, l’occasion de resserrer les liens, et de se détendre un peu. Jo-Wilfried Tsonga, lui est ravi : « Ça se passe super bien, on vit bien avec le groupe, on est heureux d’être là ». Même impression pour Richard Gasquet : « L’ambiance est super, et (Yannick Noah) joue avec nous de temps en temps, on sent une énorme motivation et un vrai sportif ! » Un groupe heureux et uni donc. Effet Noah ou pas, les « quatre mousquetaires » sont réunis pour la Coupe Davis, après une saison 2015 où ils n’avaient jamais pu être disponible ensemble.

Un leader

Mais attention, Noah n’est pas qu’un coach « à la cool » qui s’entraîne avec ses joueurs. « C’est le capitaine, c’est le patron, le chef », résume Richard Gasquet. « J’essaye de les faire rêver en leur racontant ce qu’on ressent quand on gagne un match, un gros match », sourit Yannick Noah, en référence à sa victoire en finale de Roland Garros (en 1983). Une expérience dont profite Jo-Wilfried Tsonga qui parle même de « savoir-faire ».

Un gagnant

Enfin, Yannick Noah est un compétiteur, qui a instauré un « stage commando » à ses joueurs. Au programme, un footing tous les matins à 7h, auquel participe aussi le capitaine. « On se réveille tôt mais c’était surtout dur pour moi hein, avoue Noah. Mais ce n’est pas pour le plaisir, on a des parties le matin, les matches sont à 11h, alors il faut habituer l’organisme à être prêt. » Le terrain, le jeu, Gaël Monfils va dans ce sens : « Les réponses on ne les a pas encore, laissez-nous jouer un peu ! »

Clément Mathis avec Camille Gelpi, en Guadeloupe