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Coupe Davis : Tsonga souffre, Simon craque

Gilles Simon

Gilles Simon - -

L’Argentine et la France sont dos à dos à l’issue des deux premiers simples de leur quart de finale de la Coupe Davis. Jo-Wilfried Tsonga a bataillé près de quatre heures pour dompter Carlos Berlocq (4-6, 6-2, 6-3, 5-7, 6-2), avant que Gilles Simon, touché au dos, ne cède face à Juan Monaco (7-6, 6-2, 6-4).

C’était une rencontre inédite sur le circuit ATP. Et pour une première, Jo-Wilfried Tsonga a bien failli trébucher face à un roc nommé Carlos Berlocq. Le Manceau a apporté le premier point à l’équipe de France après un long combat de 3h53, bercé de sautes de concentration et d’incessants retournements de situation qui ont rendu la rencontre crispante. Sous le soleil matinal de Buenos Aires (le match a débuté à 10h30 en Argentine), le numéro 1 français s’est fait cueillir à froid sur sa première mise en jeu. Un oubli coupable puisque le Français a couru derrière le score tout au long de la première manche, qu’il a finalement perdue (6-4) en 41 minutes.

Si le 71e joueur mondial n’a jamais remporté la moindre rencontre face à un joueur classé dans le Top 10 mondial, il avait contraint Philipp Kohlschreiber à abandonner lors du premier tour de Coupe Davis face à l’Allemagne en février dernier, alors que ce dernier menait 5-4 dans le cinquième set. Autant dire que « Charly » était prêt au combat. Mais la stat n’a pas fait trembler « Jo ». Beaucoup plus concerné, il n’a laissé aucune chance à son adversaire dans le deuxième set en ne laissant qu’un seul point en route sur sa mise en jeu et en concluant ses deux opportunités de break (6-2). Moins dominateur dans la troisième manche, il a tout de même facilement pris la mesure de l’Argentin (6-3) sur la terre de plus en plus asséchée par le soleil de la capitale argentine.

Arrosé lors de la coupure, le terrain est devenu plus lourd. Rapport de cause à effet ou non, Berlocq s’est montré de nouveau consistant face à un Tsonga de plus en plus grimaçant et parfois suffisant. Pourtant, le 8e joueur mondial avait fait le plus dur en breakant son adversaire à 4-3. Joie de courte durée puisque Berlocq, sous les vivas d’un public peu nombreux mais très bruyant, a immédiatement recollé. Les trois balles de break manquées par la Français et la grosse faute d’arbitrage de M.Ayala (qui a refusé un point arguant à tort que la balle avait effectué deux rebonds) l’ont sorti de son match. Une aubaine pour le cinquième joueur argentin, qui a profité de trois énormes fautes du Français sur son service pour remporter la quatrième manche (7-5).

Tsonga grimaçant et suffisant

Mais tout est bien qui finit bien pour ce dernier qui, après un petit détour au vestiaire durant la coupure, a déroulé dans la dernière manche. Deux breaks et 46 minutes plus tard (4-6, 6-2, 6-3, 5-7, 6-2), « Jo » a enfin pu lever les bras au ciel après ce premier point apporté aux Bleus. « Arnaud Clément (le capitaine, ndlr) avait déclaré que les cinq points seraient difficiles à gagner, on en a eu la preuve, analyse Patrice Dominguez, l’ancien DTN du tennis français. C’est bien qu’il s’en soit sorti et qu’il ait bien fini. Il hésitait dans la forme tactique de son match. Il fallait gagner ce premier point. Il est le leader et il met la France sur la bonne trajectoire. »

Une trajectoire que Gilles Simon a suivie pendant une heure contre Juan Monaco. Face à un joueur qu’il devance de six places au classement (13e contre 19e), mais plus à l’aise sur terre battue, le Niçois a fait jeu égal au cours d’une manche inaugurale indécise. Breaké sur sa première mise en jeu, « Gillou » est ensuite parvenu à se remettre dans le sens de la marche. Au point de servir deux fois pour le gain du set. Mais après avoir gâché deux balles pour le conclure, Simon n’a pas existé dans le jeu décisif (7-2). Le début de la fin. Amoindri par des douleurs au dos, nécessitant l’intervention du kiné de l’équipe de France en milieu de deuxième set, Simon a ensuite vu défiler les jeux, s’inclinant malgré une belle réaction dans la troisième manche (7-6, 6-2, 6-4). Tout reste donc à faire pour les Bleus, qui compteront sur Julien Benneteau et Michaël Llodra pour récupérer la main à l’issue du double programmé samedi (17h30, heure française).

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NC