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Gasquet fait faux bond

Richard Gasquet

Richard Gasquet - -

Une douleur à l’épaule oblige Richard Gasquet à déclarer forfait pour le premier tour de Coupe Davis en Autriche (4-6 mars). Sans lui, ni Tsonga et Monfils, les Bleus se retrouvent fort dépourvus sur une surface qu’ils goûtent peu.

Poignet gauche pour Gaël Monfils, hernie inguinale pour Jo-Wilfried Tsonga et maintenant épaule droite pour Richard Gasquet. Les Bleus ont mal et l’équipe de France voit ses leaders partir les uns après les autres à l’infirmerie. Le communiqué de la Fédération française de tennis évoque « une blessure récurrente à l’épaule droite » pour Gasquet. Cela signifie que ce dernier n’est pas blessé depuis sa demi-finale perdue vendredi à Dubaï face à Roger Federer mais que cette douleur le tracasse depuis plus longtemps.

On peut croire qu’il s’agit d’une dérobade du meilleur Français sur terre battue, d’autant qu’avec les forfaits de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, il était devenu le leader de l’équipe de France. « C’était surtout le joueur sur lequel on comptait le plus. C’est le joueur qui maîtrise le mieux la terre battue. Sa présence apparaissait comme rassurante », note notre consultant Sarah Pitkowski. Gilles Simon va donc endosser, sans le vouloir, le costume de premier joueur de simple, alors qu’il y a deux semaines, cette petite escapade sur la terre battue autrichienne lui donnait des boutons. Il aurait alors préféré continuer sa saison sur ciment.

Et que dire de Jérémy Chardy qui est appelé pour la première fois quelques jours seulement après avoir regretté d’être oublié ? Quelle sera son implication en débarquant sans avoir de bristol ? Petit à petit, on a l’impression que les éléments du piège se mettent en place contre les derniers finalistes. Pas de leader, pas de spécialiste de terre battue et un Jürgen Melzer remonté comme une pendule, qui a fait l’impasse sur Dubaï pour bosser son ocre, tout ça ne sent pas très bon. « Il va rester Gilles Simon et Michaël Llodra. Pour moi, ce sont les seuls joueurs à aligner en simple. Il n’y a plus vraiment de choix. Face à l’équipe d’Autriche, la France va être son propre ennemie », poursuit Pitkowski. D’ici à vendredi, le contingent des grands blessés du corps ou de la tête aura même le temps de grandir.

M.M. avec S.O.