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Fed Cup : Bartoli : « Une décision commune avec mon papa »

Marion Bartoli

Marion Bartoli - -

De retour en équipe de France de Fed Cup, la numéro 1 française explique son choix et assure, malgré certaines récentes déclarations, de sa bonne entente avec ses coéquipières.

Marion, vous gagnez aujourd’hui, vous faites partie de la sélection pour le prochain tour de la Fed Cup, que ressentez-vous ?

J’ai passé une bonne journée aujourd’hui. Ça a été un long processus de réflexion, on a toujours gardé contact avec Amélie. On s’est toujours très bien entendu. Ça a été une décision commune avec mon papa qui m’a soutenu dans mon projet. Aujourd’hui, je suis très heureuse de faire partie de l’équipe de France. Peut-être le fait que je m’entende très bien avec Amélie et que le contact passe très bien depuis longtemps a joué dans ma décision.

C’est un choix d’envie ?

Quand je vais porter le maillot de l’équipe de France - si je joue et ce n’est pas encore fait - je donnerais tout. Ce ne serait pas de la stratégie, j’ai envie de le faire, je vais me donner à fond pour apporter le plus possible à mon pays.

Être entrainée par quelqu’un d’autre que votre père, comment l’appréhendez-vous ?

La transition va se faire naturellement. A partir du moment où j’ai pris cette décision, j’ai discuté longuement avec mon papa. Il me soutient dans mes décisions, dans mes choix. Je suis sûre que ça va bien se passer et on va toutes donner le maximum pour se qualifier.

L’accord de votre père a été important dans cette démarche ?

Bien sûr que c’est important, il m’a entrainé pendant plus de 20 ans. C’était bien évidemment important pour moi d’avoir le soutien de mon papa. C’est quelqu’un d’extrêmement intelligent, il sait que tout au long de la carrière d’une sportive de haut niveau il y a des évolutions et j’ai la chance d’avoir quelqu’un qui me soutienne à mes côtés.

Votre père vous entraîne toujours actuellement ?

Il continue à me soutenir, il est derrière moi et il m’encourage.

Et avec les autres filles ?

On s’entend toutes très bien, je crois qu’on l’a montré hier sur le terrain, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas une bonne entente, on est toutes des adultes. On a envie, on a toutes le même objectif de gagner pour notre pays. On est prêtes à aller à fond sur le terrain.

Est-ce un engagement à long terme ?

Quand on part sur une campagne de Fed Cup, on part sur une campagne entière. On ne va pas s’arrêter au milieu. Pour l’instant je suis concentrée sur le tournoi de Paris. Je viens de gagner mon premier match. On ne va pas se projeter trop loin puisque qu’on affronte l’Allemagne.

Vous êtes la numéro 1 française, est-ce que vous n’avez pas trop de pression parce que vous êtes attendue comme le sauveur de l’équipe de France ?

Il n’y a pas de pression à avoir. Quand on représente son pays, on y va, on donne le maximum sur le terrain, c’est tout ce qu’on peut vous demander en tant que sportive de haut niveau, c’est faire le maximum. On verra les résultats, je ne suis pas là en tant que sauveur. Je sais que les matchs vont être très compliqués à jouer.

Propos recueillis par Camille Gelpi