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Fed Cup : les Bleues au bord du précipice

Amélie Mauresmo

Amélie Mauresmo - -

La France a démarré de la pire des manières son premier tour de Fed Cup (2e div) face à l’Allemagne, ce samedi, à Limoges. Après les défaites de Pauline Parmentier et Kristina Mladenovic, les Bleues n’ont plus le droit à l’erreur.

Douloureux baptême pour Amélie Mauresmo, pour sa première sortie en tant que capitaine de l’équipe de France de Fed Cup. Pas le moindre petit point de bienvenue. Malgré ses conseils, sans doute avisés, ses deux protégées (Pauline Parmentier et Kristina Mladenovic) se sont inclinées sans prendre le moindre set ce samedi à Limoges. On savait la mission compliquée pour les Bleues face à l’Allemagne. Après cette première journée, elle est maintenant quasiment impossible. Et les Françaises n’auront pas le moindre droit à l’erreur dimanche si elles ne veulent pas basculer vers un barrage pour rester en deuxième division.

Remplaçante de dernière minute de Marion Bartoli, Parmentier n’a pas démérité face à Sabine Lisicki, dans le premier simple du jour. Elle a tout de même fini par plier sous les coups de boutoirs répétés de l’Allemande, l’une des serveuses les plus puissantes du circuit féminin (record à 210 km/h !). 12 aces, 14 services gagnants, 23 coups droits victorieux... La Française a eu beau se démener pour amener son adversaire dans une filière longue, Lisicki, avec son bras de feu, ne s’est pas embarrassée, breakant à la fin de chaque manche pour lancer les siennes idéalement dans ce premier tour (7-5, 7-5).

Un retard insurmontable ?

Mladenovic savait donc ce qu’il lui restait à faire pour préserver les chances de qualification françaises. Mais Julia Goerges, qu’elle avait battue à l’Open GDF-Suez il y a deux semaines au terme d’un match haletant, n’est pas tombée une deuxième fois dans le piège. Oubliant son début de grippe, la 19e mondiale a dominé la rencontre en domptant la révolte de sa cadette (une balle de set sauvée dans la deuxième manche) avant de s’imposer, à l’expérience, dans un tie-break qui aurait pourtant pu faire basculer la rencontre (6-3, 7-6). Jamais, dans son histoire, la France ne s’est imposée après avoir été menée 2-0. A Pauline Parmentier, face à Julia Goerges (13h), d’offrir le droit aux Bleues de rêver à faire mentir la statistique…

Alexis Toledano