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L’heure de Mauresmo a-t-elle sonné ?

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Reléguée en D2 pour la première fois de son histoire après sa défaite en barrage contre l’Espagne (3-1), l’équipe de France de Fed Cup doit tout reconstruire. Et si l’ancienne championne française prenait le relais de Nicolas Escudé pour relancer la machine ?

« Parfois il faut tomber très bas pour pouvoir remonter et pour que chacun prenne ses responsabilités. » Après la relégation historique de l’équipe de France de Fed Cup en D2, une triste première, Sarah Pitkowski, ancienne joueuse française, prône les vertus de la révolution technique. Le constat est à la hauteur de la déception. Pour la première fois depuis 1963 et la création de la Fed Cup, la France ne fera pas partie du groupe mondial. Les filles de Nicolas Escudé ont été éliminées par l’Espagne, trois victoires à une. Après Aravane Rezaï, battue par Martinez Sanchez (6-1, 6-4), Pauline Parmentier s’est inclinée face à Lourdes Dominguez Lino (6-4, 6-4).
Après une telle gifle, l’équipe française de Fed Cup doit évidemment rebondir. Et pour relancer la machine, l’option Amélie Mauresmo est sans doute la meilleure. Retraitée des courts depuis 2009, l’ancienne n°1 mondiale n’a jamais caché que le poste de capitaine l’intéressait. Pour l’instant, Nicolas Escudé est toujours sous contrat. Mais ses relations compliquées avec la meilleure joueuse française, Marion Bartoli, ternissent son bilan. Ses critiques appuyées contre Alizé Cornet en février dernier avaient aussi créé la polémique: le «Scud» sait-il s’adapter au mental parfois friable de ses protégées ?

Pitkowski : « Amélie est extrêmement légitime »

Amélie Mauresmo a pour elle un vécu immense, qu’elle pourrait faire partager à la nouvelle génération. Victorieuse de la Fed Cup en 2003, elle a également remporté deux tournois du Grand Chelem. Depuis sa retraite sportive, la Picarde a conseillé Michaël Llodra, mais dit ne pas vouloir « d’un métier d’entraîneur à plein temps ». « C’est une personne extrêmement légitime, juge Sarah Pitkowski. Peut-être que la décision de changer [de capitaine, ndlr] viendra aussi des joueuses, qui peuvent donner leur avis. » Les Françaises joueront en deuxième division avec les Etats-Unis mais aussi l’Australie, également relégués.

Sylvain Mouillard