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Rezai : « On reviendra encore plus fort »

Aravane Rezai

Aravane Rezai - -

Engagée cette semaine au tournoi de Fès (Maroc) dont elle est la tête de série n°1, la principale joueuse de l’équipe de France de Fed Cup revient sur la descente en deuxième division, du jamais-vu depuis la création de l’épreuve. Et évoque sa situation personnelle compliquée après sa brouille familiale. Avec un réel optimisme.

Aravane, quel est votre sentiment quelques jours après cette défaite en Fed Cup et cette descente en deuxième division mondiale ?

On a tout donné le week-end dernier. On n’est pas à notre place en deuxième division, mais on est une équipe jeune qui se met en place, cela prend du temps. On a besoin d’expérience. Il y a eu une période avec de très grandes joueuses comme Mary Pierce et Amélie Mauresmo. Cette expérience est un mal pour un bien. On reviendra encore plus fort.

Avez-vous envie que l’encadrement de l’équipe change ?

Personnellement, non. J’aime beaucoup Nicolas Escudé. J’ai eu droit à deux sélections, cela a été très fructueux pour moi. Je pense que le courant passe très bien entre les joueuses et le capitaine. Il mérite d’être à sa place.

Amélie Mauresmo pourrait-elle apporter un plus à l’équipe de France ?

Je n’en ai aucune idée. Pour l’instant, ce qu’il se passe avec Nicolas Escudé est plutôt pas mal. Aujourd’hui il ne faut pas regarder le résultat, ça ne veut rien dire. On est vraiment en train de créer quelque chose avec toute l’équipe, c’est quelque chose de très fort. Et je peux vous répéter que tout va très bien avec Nicolas Escudé.

« Je dois être plus rigoureuse à l’entraînement »

Vous entamez cette semaine une collaboration avec Alexia Dechaume, détachée par la FFT pour vous donner un coup de main après vos ennuis de début de saison. Comment cela se passe-t-il ?

Ça faisait une semaine que je m’entrainais avec l’équipe de France de Fed Cup (défaite 3-1 en Espagne, ndlr). Nicolas Escudé (capitaine) et Alexia Dechaume (entraîneur) ont été avec moi pour la tournée américaine à Miami. J’ai donc eu l’occasion de connaitre un peu plus Alexia, le courant est très bien passé. Après la Fed Cup, la Fédération m’a aidée car je n’avais plus d’entraîneur depuis le mois de janvier. Je n’avais pas un bon staff autour de moi pour pouvoir enchainer des résultats. Alexia va donc m’accompagner jusqu'à Roland-Garros, et puis on verra par la suite.

Personnellement vous êtes un peu dans une phase de transition avec un nouveau coach, l’équipe de France…comment vous sentez-vous à un mois de Roland-Garros ?

Le tennis fait partie de ma vie. Dans une vie il y a des hauts et des bas. Ces trois derniers mois ont été une période vraiment difficile. Je me bats tout les jours pour remonter la pente. Mon objectif est toujours de figurer parmi les meilleurs joueuses mondiales et je me battrai jusqu’au bout pour arriver à cet objectif-là. Tout va dépendre de moi et de mon investissement au quotidien. Je dois être plus rigoureuse à l’entraînement. Cela prendra le temps qu’il faut. Mais psychologiquement, je me sens déjà beaucoup mieux.

Propos recueillis par Julien Richard