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Jeux Olympiques : Bartoli ne lâche pas

Marion Bartoli

Marion Bartoli - -

Non sélectionnable par la Fédération française de tennis, la meilleure tricolore (n°9 mondiale) caresse toujours le rêve de participer aux Jeux de Londres. Et affirme bénéficier du soutien de la WTA, qui gère le circuit féminin. Bras de fer en vue avec la FFT ?

« Marion Bartoli aux Jeux Olympiques 2012 », c’est un feuilleton de longue haleine qui oppose depuis des mois l’incontestable numéro 1 nationale à la Fédération française de tennis (FFT). Au centre de la brouille, le mode de fonctionnement de la joueuse, en contradiction avec les règlements des équipes de France. Bartoli tient à la présence de son entraîneur de père, Walter, partout où elle joue. Inconcevable pour la FFT, qui n’autorise pas la présence des coachs personnels en stage ou en compétition internationale.

Depuis des années, les deux parties se regardent en chien de faïence, se parlent même parfois… pour mieux camper sur leurs positions. A première vue, Marion Bartoli n’a aucune chance de participer aux Jeux Olympiques de Londres. Le règlement est clair : il faut avoir joué au moins deux rencontres de Fed Cup, dont une l'année des Jeux, pour prétendre à la sélection. Or Bartoli n’a plus revêtu le polo national depuis une finale perdue en 2004 en Russie. Et les relations avec la FFT sont tellement fraîches qu’on voit mal Nicolas Escudé, le capitaine des filles, retenir la joueuse pour le déplacement en février en Slovaquie.

Mais il en faut manifestement plus pour décourager la récente demi-finaliste de Roland-Garros de réaliser son rêve olympique, d’autant que le tournoi se disputera sur le gazon de Wimbledon, où elle avait atteint la finale en 2007. Jointe ce mardi par RMC Sport à son domicile suisse, Marion Bartoli, a confié batailler sur un recours juridique, sans doute devant le Tribunal arbitral du sport. Elle et son père vont tenter de prouver que la FFT impose « des conditions de sélection déraisonnables ». Et ainsi retrouver son éligibilité olympique.

« Conditions de sélection déraisonnables »

« Tous les pays fonctionnent de la même manière », assure-t-elle. Sous-entendu : ils acceptent la présence des entraîneurs personnels, à l’image de l’équipe russe de Fed Cup. Pour l’heure, la native du Puy-en-Velay, qui a accordé un long entretien à Tennis Magazine à paraître la semaine prochaine, se veut prudente quant aux chances de succès de ce recours de la dernière chance. « J’en saurai plus durant l’Open d’Australie (fin janvier 2012, ndlr). A Melbourne, j’aurai des discussions approfondies avec la WTA, qui me soutient dans ma démarche. »

La Fédération internationale de tennis se basera sur le classement mondial WTA du 11 juin, juste après Roland-Garros, pour déterminer les participantes aux JO de Londres. Quatre joueuses maximum par pays seront admises dans un tableau de 64, dont huit à la discrétion de l’ITF… ce qui pourrait bénéficier à la Française. Dans le cas contraire, la FFT courrait le risque de n’avoir aucune joueuse présente à Wimbledon. Pauline Parmentier, la n°2 tricolore, n’a terminé l’année qu’au 74e rang mondial.

JFP et ES