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France-Suisse : la finale a déjà commencé à Bercy

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - AFP

A moins d’un mois de la finale de la Coupe Davis (21-23 novembre à Lille), la pression commence à monter entre les joueurs français et suisses engagés au Masters 1000 de Paris-Bercy. Au-delà de leurs matchs du 2e tour, la journée de ce mercredi a été marquée par les piques échangées entre les deux camps.

Le public français l’aime trop pour le chahuter. Même lorsqu’il est opposé à un joueur tricolore à Bercy, Roger Federer a droit à un respect total et des encouragements de la part des spectateurs. La perspective d’une finale de Coupe Davis entre la France et la Suisse, dans moins d’un mois à Lille (21 au 23 novembre), n’y change rien. Pourtant, le n°2 mondial n’a pas été très tendre avec Jérémy Chardy, passé tout près d’une deuxième victoire en trois matches cette saison contre son prestigieux adversaire. Mais le « maître » n’a pas fait de cadeau et a fini par faire plier le Palois (7-6, 6-7, 6-4) pour retrouver 8e de finale un autre Français, le jeune qualifié Lucas Pouille (20 ans), tombeur de l’Italien Fabio Fognini (7-6, 7-6).

La journée suisse est donc parfaite puisque Stanislas Wawrinka s’est lui aussi qualifié pour les huitièmes en dominant l’Autrichien Dominic Thiem (6-4, 7-6). Un petit message envoyé au contingent français, qu’il a saupoudré d’une pique sur des Français obsédés par le rendez-vous du mois prochain. « J’ai remarqué que depuis les demi-finales, il y a peut-être un peu plus de tension, des petites phrases glissées dans les interviews, souligne le Lausannois. Je suis assez relax avec ça mais c’est sympa à suivre. Clairement, je pense qu’ils en font beaucoup trop. Chaque défaite est une excuse pour se préparer pour la finale de la Coupe Davis. Je ne suis pas sûr que ce soit aussi facile, sinon personne ne ferait les tournois. Ils ont une très belle équipe mais nous aussi ! »

Tsonga répond à Wawrinka

Avec un Masters de Londres à préparer, Stanislas Wawrinka et Roger Federer, qui peut rêver de terminer la saison à la place n°1 mondial, ne veulent pas se projeter sur les échéances à venir quand les joueurs français, dans les paroles comme dans les actes, ne cachent pas que la quête du Saladier d’Argent est leur objectif principal de la fin de saison. « Je ne sais pas si on en fait beaucoup ou pas. En tout cas nous on est super motivés pour gagner ce truc-là », a avoué Jo-Wilfried Tsonga après son succès du jour contre Jürgen Melzer (6-2, 4-6, 6-2). Avant de piquer à son tour : « Peut-être qu’il (Wawrinka) est blasé de gagner des grands titres. Mais nous, on est comme des dingues ! Personnellement je suis comme un fou. J’aimerais bien ajouter cette ligne-là à mon palmarès. On fait ce qu’on veut surtout ! »

Un adage qui guide la carrière de Gaël Monfils, probablement appelé à jouer un grand rôle sur la terre battue nordiste. Après avoir longtemps hésité à disputer le tournoi, après cinq semaines sans jouer, le Parisien a sans doute fait le bon choix en s’alignant. Il a ainsi enchaîné ce mercredi un deuxième succès contre John Isner (6-4, 7-6). Lui comme Tsonga auront droit à de gros tests ce jeudi, respectivement contre le n°1 mondial Novak Djokovic et le Japonais Kei Nishikori, finaliste du dernier US Open. Probablement appelés par Arnaud Clément la finale, Julien Benneteau et Richard Gasquet ont en revanche été éliminés, respectivement par Andy Murray (6-3, 6-4) et Roberto Bautista Agut (6-4, 6-2). Eux peuvent d’ores et déjà se focaliser entièrement sur l’objectif finale. Quoi qu’en disent les Suisses.