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Tsonga-Rasheed, début de l’aventure

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Jo-Wilfried Tsonga n’a pas manqué son entrée en lice contre Julien Benneteau (6-2, 4-6, 7-6). Le Manceau commence de la meilleure des manières sa collaboration avec Roger Rasheed.

Il ne s’en était finalement pas si mal sorti. Seul depuis un an et demi, Jo-Wilfried Tsonga enchaînait les tournois aux quatre coins du globe sans entraîneur. Malgré la fin de sa collaboration avec Eric Winogradsky, son ancien entraîneur qu'il a quitté en avril 2011, le Manceau s’est hissé à la 7e position du classement ATP et devrait, sauf concours de circonstances improbables, disputer les prochains Masters de Londres. Mais, plus encore que le classement, c’est une victoire en Grand Chelem qui lui fait cruellement défaut. Alors pour ajouter cette ligne à son palmarès, Tsonga s’est attaché les services de l’Australien Roger Rasheed, l’ancien entraîneur de Gaël Monfils.

De l’avis unanime, ce choix s’avère particulièrement judicieux pour la suite de sa carrière. « Il est à un moment de sa carrière où il est malgré tout perfectible techniquement, confiait ainsi Guy Forget. Il a encore une marge de progression. On gagne du temps en faisant ce travail avec quelqu’un d’expérience. Roger Rasheed a ce profil. J’espère que leur collaboration va être fructueuse. » Pour Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC Sport, « c’est un coach qui a une double compétence : préparateur physique et conseiller tennis (…). Je pense qu'il peut aider Jo sur les petits détails qui font la différence pour un joueur de ce niveau-là. »

Rasheed : « Tsonga est capable de franchir un cap »

La collaboration a bien débuté avec une première victoire sur le circuit contre Benneteau en ouverture du tournoi de Bercy. Décrit par ses pairs comme ambitieux et passionné, l’Australien souhaite maintenant emmener Jo au plus haut. « Bien sûr qu’il peut le faire. Il faut qu’il en soit persuadé en tout cas. Si vous vous dites que vous jouerez toujours pour la 2e place il vaut mieux poser la raquette par terre et arrêter. Je ne pense pas que ce soit dans le caractère de Jo. Je crois qu’il est capable de franchir un cap. » Tsonga sait à quoi s’attendre avec Rasheed : « Vous savez bien que j’aime travailler l’aspect physique. Dans n’importe quel sport c’est ce qu’il y a de plus important. Après seulement on peaufinera l’aspect technique. »

Le titre de l'encadré ici

France-Espagne : 3-0 |||

Le premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy proposait ce mardi une triple confrontation franco-espagnole qui a largement tourné en faveur des Bleus. Si le fantasque Michael Llodra n’a eu besoin que d’une heure et huit minutes de jeu pour expédier l’Espagnol Daniel Gimeno-Traver (7-5, 6-3), Jérémy Chardy a véritablement balayé (6-0, 6-3) un autre Ibère en la personne de Guillermo Garcia-Lopez. Ce fut plus dur pour Paul-Henri Mathieu, vainqueur au forceps Roberto Bautista-Agut (6-4, 7-5). C’est fini en revanche pour Benoit Paire, battu au 2e tour par le Japonais Kei Nishikori (7-6, 6-2). Mercredi, le numéro 1 mondial Novak Djokovic entrera en piste face à l’Américain Sam Querrey. Côté Français, Richard Gasquet défiera le Sud-africain Kevin Anderson, Paul-Henri Mathieu tentera d’abattre la forteresse Andy Murray, et Michael Llodra sera opposé à l’Américain John Isner dans un duel de gros serveurs.    

Jean Rioufol avec Eric Salliot