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Open d’Australie : Murray s’abonne

Andy Murray

Andy Murray - -

Vainqueur de Roger Federer en cinq sets, l’Ecossais Andy Murray retrouvera Novak Djokovic dimanche en finale de l’Open d’Australie, qu’il a battu à l’US Open pour son premier titre en Grand Chelem. Et s’il récidivait ?

Il y a quelques mois encore, les victoires de Roger Federer sur Andy Murray étaient d’une implacable logique. En 2013, c’est désormais l’inverse. Ce vendredi à Melbourne, malgré quatre heures de jeu et un match en cinq sets (6-4, 6-7, 6-3, 6-7, 6-2), personne ne contestera la victoire de l’Ecossais aux dépens du Suisse en demi-finales de l’Open d’Australie. « Le meilleur a gagné, souligne notre consultant Patrice Dominguez. Andy Murray aurait même pu s’imposer plus tôt puisqu’il a servi pour le match au 4e set. Au 5e set, il a été irrésistible. C’est la jeunesse et la confiance qui lui ont permis de se qualifier pour la finale. » Dimanche, le numéro 3 mondial retrouvera Novak Djokovic, double tenant du titre et triple vainqueur de l’épreuve (2008, 2011 et 2012). Face au numéro un mondial, impressionnant face à David Ferrer en demi-finale, il y a de bonnes raisons d’avoir les jambes qui tremblent.

Oui mais voilà. Depuis sa médaille d’or aux JO, Andy Murray marche sur l’eau. Celui qui fut longtemps maudit en Grand Chelem, a enfin inscrit son nom au palmarès d’un prestigieux tournoi. C’était à l’US Open et l’Ecossais avait battu en finale un certain… Novak Djokovic. « Pour la première fois, je dirais qu’Andy Murray est le favori, estime Patrice Dominguez. Je le trouve en progrès sur le plan physique et de la maîtrise mentale. Djokovic a perdu en finale à Roland-Garros, en demi-finale à Wimbledon, et en finale de l’US Open. Il aura énormément de pression. » S’il parvient à dominer le Serbe, Murray deviendra le premier joueur de l’ère Open à remporter consécutivement ses deux premiers tournois du Grand Chelem. 

Dominguez : « Murray doit apprendre à gagner »

A 25 ans, il pourrait ainsi prendre une nouvelle dimension et accroître un peu plus un relatif déficit de popularité. Ce n’est en tout cas pas avec sa réserve naturelle, à l’image de sa joie contenue face à Federer, qu’il réussira à faire rêver les foules en France. « Il ne va pas déchirer ses chemises, défend Patrice Dominguez. Pour Murray, il n’y a pas que la France. C’est un joueur qui va apprendre à gagner, à s’ouvrir un peu. Il a tellement dû cadenasser ses émotions pour atteindre son maximum qu’il faut lui laisser le temps pour s’habituer à ses victoires. Aux débuts de Federer, on disait qu’il était froid et n’avait pas de charisme. Murray doit apprendre à gagner. »

Aurélien Brossier