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Federer : « Arrêter Soderling »

Roger Federer a une occasion en or de s'imposer pour la première fois à Roland-Garros

Roger Federer a une occasion en or de s'imposer pour la première fois à Roland-Garros - -

Victorieux en cinq sets de Juan Martin del Potro, Roger Federer va disputer sa quatrième finale de suite à Roland-Garros. Face à Robin Soderling il pourra conquérir le seul titre du Grand Chelem qui lui manque et égaler les 14 titres de Sampras.

Roger Federer, est-ce que c’était l’une des plus difficiles et des plus éprouvantes demi-finale de Grand Chelem que vous ayez jouée ?
Oui. Aucune ne me vient en tête à l’instant en cinq sets. Safin par exemple à l’Open d’Australie. Celle-là j’ai réussi à la gagner. C’est important de rester calme mais on est pris par les émotions aussi. C’est une sensation super de passer un match comme ça où tu es mené deux sets à un. J’étais assez triste pour lui pour un jeune joueur comme ça. Tu penses qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions pour faire ce pas supplémentaire en finale d’un Grand Chelem. J’étais assez triste pour lui quand je l’ai vu mais j’ai énormément de respect pour lui. Il a énormément progressé ça sera un grand joueur dans le futur.

Un mot sur le soutien du public français ?
Ils ont encore été supers avec moi. Ils ont certainement attendu un moment magique pour s’enflammer en ma faveur. C’a ma pris un peu de temps. C’était certainement à cause de Del Potro car il a fait un sacré match. Une fois que j’ai eu besoin du soutien du public ils étaient là et c’était une victoire très émotionnelle.

Robin Soderling qui sera votre adversaire en finale continue sur sa lancée depuis son succès sur Nadal, ça vous inquiète ?Inquiet ? Non. J’ai du respect pour ce qu’il a réussi. Il a fait des matches énormes. Je l’ai vu un tout petit peu jouer. C’est clair que c’est une surprise car tu n’arrives pas comme ça en finale d’un Grand Chelem. C’est un exploit incroyable. Je ne suis pas encore à la fin, lui non plus. C’est ouvert pour nous deux et je me réjouis pour lui qu’il ait explosé dans ce tournoi. J’espère l’arrêter en finale.

Del Potro a très bien servi, comment ça se passe quand pendant 3 sets on ne se procure presque pas de balle de break ?
J’en ai eu deux au début, on se dit que ça commence bien mais derrière on n’en voit plus une pendant deux sets. J’ai l’habitude prendre ça sur dur mais sur terre c’est frustrant. C’était des moments difficiles, il fallait rester très calme. Le public attendait ce moment.

Est-ce que Rafael Nadal ne va pas vous manquer dimanche? 
Non pas trop. Peut-être à vous les journalistes mais moi ça va. Je l’ai déjà joué 20 fois, je vais le jouer plein de fois dans le futur donc ça fait plaisir de jouer quelqu’un d’autre dans le futur. Ca va je suis contant de jouer quelqu’un d’autre.

Vous êtes le favori de cette finale ?
Je n’ai jamais perdu contre Soderling, j’ai déjà été en finale ici mais je n’ai jamais gagné. Je me vois clairement comme favori mais ça ne veut rien dire. Avant une finale comme ça il y a de la pression des deux côtés. Lui, ne sait pas ce qu’est une finale de Grand Chelem. J’ai tellement joué que ça pourrait m’avantager mais lui n’a rien à perdre donc ça va être un match ouvert.

Vous êtes revenus de situations difficiles dans ce tournoi, est-ce que vous avez l’impression que c’est votre année car il y a ces signes qui s’accumulent ?
J’aimerais que vous me posiez la question lundi soir parce que pour le moment ça se passe très bien mais le grand pas est encore à faire. J’étais très content de jouer tous mes matches sur le Central. Ce n’était peut-être pas normal mais c’était bien pour moi. Ca m’a plu. J’espère bien faire dimanche.

Dimanche vous pouvez entrer dans l’histoire avec 14 titres du Grand Chelem et en remportant le titre qui vous manque, quel sentiment vous habite ?
Pas de peur, de l’excitation bien sur. Ces moments n’arrivent pas tous les jours. Je suis relax car j’ai déjà joué plein de finales du Grand Chelem et j’ai été dans cette situation plusieurs fois d’affilée. Je ne vais pas m’exciter là-dessus. Même si je ne gagnerai jamais Roland-Garros je crois que j’ai tout donné à chaque fois et que je reviendrai plus fort l’année suivante. Je vais tout donner en espérant faire le meilleur match possible sur terre battue. C’est dans la tête maintenant.

La rédaction