RMC Sport

Gachassin : « Delanoë veut nous aider à rester Porte d’Auteuil »

-

- - -

Invité jeudi soir du Moscato Show, le président de la FFT a indiqué que le maire de Paris était désormais pleinement engagé pour éviter la délocalisation de Roland-Garros.

Jean Gachassin, Roland-Garros va-t-il rester Porte d’Auteuil, comment le souhaitent les joueurs ?
C’est un dossier très délicat. La Porte d’Auteuil est un lieu historique, chargé de beaucoup de nostalgie et d’émotions. Le dossier de la délocalisation est né parce qu’on ne sentait pas la Ville de Paris prête à nous aider. Nous avons donc fait un appel à candidature. Quatorze communes nous ont répondus. Quatre ont été placées sur une short-list, qui ne comporte plus que trois noms : Versailles, Gonesse et Marne-la-Vallée.

Quel est votre souhait personnel ?
Je suis partagé. Je me réveille certains matins en me disant : « Il faut partir de Roland-Garros » pour avoir de la place. Et le lendemain, je me dis qu’on est quand même bien où on est. Depuis un mois, on a davantage confiance en la Porte d’Auteuil. Le maire de Paris Bertrand Delanoë veut nous aider mais il y a beaucoup de dossiers administratifs à régler. Ce sont des problèmes délicats.

Vous êtes aussi monté au créneau récemment pour que les jeunes joueurs français s’entraînent plus sur terre battue afin de regagner Roland-Garros un jour. Des choses concrètes sont-elles prévues ?
On a analysé la situation et on s’est rendu compte que, dans 95% des centres de Ligue ou départementaux, on jouait sur dur. Tous les jeunes qui commencent à jouer entre 6 et 10 ans jouent sur dur. Comment voulez-vous qu’ils s’habituent et soient fort sur terre battue ? On va donc lancer une « opération terre battue », qui va s’étaler sur trois ou quatre ans, pour passer à 50% de terrains en dur et 50% en terre battue. Ça aura un coût parce que la terre battue est plus chère à entretenir. Mais il faut savoir ce que l’on veut et s’en donner les moyens.