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Gasquet : « Je sors la tête haute »

Richard Gasquet

Richard Gasquet - -

Battu après cinq sets et 4h16 de jeu par Stanislas Wawrinka, lundi à Roland-Garros, Richard Gasquet a échoué aux portes d’un quart de finale en Grand Chelem pour la 15e fois de sa carrière. Au-delà des regrets, le Français veut retenir qu’il est allé au bout de lui-même.

Richard, de toutes vos défaites en huitième de finale de Grand Chelem, est-ce la plus cruelle ?

C’est la plus dramatique. Perdre 8-6 au cinquième set alors que je pouvais me retrouver en quart de finale à Roland-Garros contre Nadal… Ça aurait été beau à jouer. Il faut quand même féliciter Stan. Il a fait un grand match, il n’a rien lâché.

Avez-vous coincé physiquement ?

C’est clair qu’il était mieux que moi sur ce plan. Moi je ne servais par à 210 km/h au cinquième set après quatre heures de jeu comme lui l’a fait. Il était plus fort que moi physiquement mais je n’étais pas à l’agonie non plus. J’ai réussi à trouver des parades pour me procurer des balles de break à 5-5 au dernier set. Si c’est moi qui sers à 6-5, le match est certainement pour moi. Ça n’a pas souri, c’est comme ça.

Vous en voulez-vous d’avoir laissé filer ce match après avoir gagné les deux premiers sets ?

Je m’en veux d’avoir perdu, oui, c’est naturel. Mais je ne peux pas plus donner que ce que j’ai donné aujourd’hui. Je sors quand même la tête haute. Je suis très fatigué et ça va être dur de récupérer. Je me suis vu très, très proche de la victoire mais il a sorti les bons coups à chaque fois.

« Je ne suis pas maudit »

Comment avez-vous trouvé le public ?

Il a été formidable. J’ai senti que j’en avais besoin. Il y a des moments où ça tirait. Quelques crampes arrivaient. Le public a fait son travail à merveille à ce moment-là mais Wawrinka n’a pas plié. C’était à deux doigts mais il a été très solide.

Ce match peut-il changer votre image ?

A vous de répondre. Je pense sincèrement que mon image est bonne et je n’ai pas de souci avec ça. Il y a toujours des mecs qui parlent un peu à droite, à gauche. C’est la vie.

Avez-vous l’impression d’être maudit ?

Non, je ne suis pas maudit. Il y a des vies beaucoup plus dures que la mienne. Je joue quand même bien, dans un sport fabuleux. J’ai fait un gros match et ça se joue sur des détails. Je ne vais pas me flageller.

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