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Les quatre projets de RG passés à la loupe

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Paris (13,5 ha, 250 M€)

Le projet, mis en avant par la mairie de Paris, prévoit d’agrandir les installations de la Porte d’Auteuil, qui accueille le tournoi depuis 1928. La superficie passerait de 8,5 ha à 13,5 ha, soit un gain de 60%, ce qui permettrait de rapprocher Roland-Garros des standards des trois autres tournois du Grand Chelem qui disposent de 15 à 20 ha. Concrètement, le Court central Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen disposeraient d’un toit rétractable et un nouveau stade de 5 000 places, couvert, verrait le jour. Alors que la concession accordée par la mairie de Paris à la FFT expire en 2015, Bertrand Delanoë a proposé un bail de 99 ans avec une redevance en hausse (de 1,9 M€ à 3 M€).

Versailles (35 ha, 600 M€)

 A 20km à l’ouest de Paris, la ville de Versailles propose un terrain constructible qui appartient à l’armée. Le projet prévoit un Central de 18 000 places et un Central bis, tous deux couverts, ainsi qu’une Académie de tennis sur 5 ha. Les promoteurs mettent en avant une faible redevance et une autorisation d’occupation de la concession de 50 ans. Le projet prévoit la création d’une gare SNCF « Gare de Versailles-Roland Garros » qui mettrait le tournoi à un quart d’heure de La Défense et de Montparnasse.

Gonnesse (32 ha, 500 M€)

Le projet du Val d’Oise, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, prévoit deux courts avec toits rétractables, mais c’est surtout sa proximité avec le Stade de France, l’A1 et Roissy-CDG qui est mise en avant. A l’inverse du cachet historique proposé par Versailles, Gonesse entend développer des activités commerciales autour du tournoi. 50 000m² de bureaux sont prévus dès 2016, permettant de dégager 12 M€ de revenus pour la FFT, propriétaire des terrains. Les collectivités territoriales se sont également engagées à garantir les investissements des travaux.

Marne-la-Vallée (35 ha, 500 M€)

Le projet qui est prévu sur le hameau de Bailly, situé dans le Val d’Europe, à une trentaine de kilomètres à l’est de Paris, veut aussi jouer la carte de l’événementiel. Outre les installations nécessaires à un tournoi du Grand Chelem, les promoteurs envisagent de construire 55 courts de tennis, dont trois en terre battue. Le projet envisage l’implantation d’hôtels, restaurants, et d’une clinique des sports. Mais surtout, le département veut capitaliser sur les 15 millions de visiteurs qui se rendent annuellement à Disneyland Paris, tout proche.