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Monfils : « L'objectif : aller au bout »

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Gael Monfils le dit haut et fort, l'objectif à Paris : c'est la victoire.

A l'heure d'affronter l'espagnol David Ferrer, tête de série numéro 5 en quart de finale de Roland-Garros (victoire du Français 6-3 3-6 6-3 6-1), Gael Monfils avouait alors que la défaite aurait été vécue comme un relatif échec :
« C'est très bien. On peut dire : on est en quart de finale, on est très content, super on a gagné un match de plus. Mais l'objectif n'est pas atteint. Il en reste quelques uns à gagner pour atteindre l'objectif. Donc y'a pas de quoi se réjouir ! »

Clairement, le parisien croit en ses chances, dès la demi-finale de vendredi contre le numéro 1 mondial Roger Federer et associe dans sa renaissance et sa nouvelle façon d'appréhender les matchs, tous les membres du clan Monfils qui le suivent depuis des années, contre vents et marées :
« Sur le terrain, je ne suis pas tout seul. Je joue pour moi, bien sûr, mais y'a mon entraineur (ndlr Thierry Champion), mon coach physique (ndlr : Remi Barbarin), ma famille, mon kiné... c'est que de l'énergie positive. On joue à plusieurs. Mes tantes, mes oncles, ils m'ont vu depuis tout petit, depuis le championnat de Paris jusqu'à maintenant, donc jouer devant eux, c'est un réel bonheur. J'espère leur en procurer. »

Le nouveau Monfils est arrivé ? C'est que semble annoncer son entourage. Mais le joueur, même s'il reconnait plus de maturité et d'équilibre, avance à tous petits pas vers cette nouvelle personnalité, plus mesurée, plus posée. Au coeur de cette révolution personnelle un tout petit peu moins de playstation et un zeste de concentration en plus :
« Les choses évoluent avec l'âge. Au lieu de jouer cinq heures à la Playstation, je joue plus que quatre heures et demie. Parce que j'évolue aussi dans ma vie d'homme. La concentration, ça vient avec le travail pour arriver à rester constant à l'entrainement. Même quand on débriefe avec Thierry (ndlr : Champion, son entraineur), il me pousse à rester dedans. Au début, au bout d'un quart d'heure, j'écoutais plus trop ce qu'il me disais. Là maintenant, j'arrive à tenir vingt minutes... ça m'aide sur le terrain, mine de rien. »

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Gaël Monfils

La rédaction avec O. Schwartz