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Noah : « Ce serait magnifique de voir Jo en finale »

Yannick Noah

Yannick Noah - -

Trente ans jour pour jour après sa victoire aux Internationaux de France, Yannick Noah est de passage ce mercredi à Roland-Garros. Dernier Français à s’imposer Porte d’Auteuil, Noah pense que Jo-Wilfried Tsonga est capable de lui succéder au palmarès.

Yannick, comment avez-vous vécu la qualification de Jo-Wilfried Tsonga pour les demi-finales ?

C’était un bon moment. J’ai surtout été impressionné par son attitude, il a été très, très fort, avec ce sentiment qu’il a encore beaucoup d’énergie pour les matchs à venir.

Comment voyez-vous la demi-finale face à David Ferrer ?

J’espère de tout mon cœur qu’il va gagner. Ça serait vraiment magnifique de voir Jo en finale, vraiment. Ce serait un beau moment.

Cela fait des années que vous souhaitez cela…

Oui, il le mérite. Il fait un très beau tournoi, il est dedans. On sent qu’il a le potentiel pour y arriver.

Que ressentez-vous quand vous voyez Jo-Wilfried Tsonga sur le terrain ?

C’est impressionnant, il a une qualité de jeu incroyable. Moi, je ne jouais pas à ce niveau.

Avez-vous parlé avec lui récemment ?

Non, je ne lui ai pas parlé, il fait ça tout seul très bien. Il a un très bel encadrement. Il est très bien cette année et ça se voit. Il y a une espèce de sérénité qui se dégage quand il joue, il y a le public qui fait corps avec lui, qui commence à y croire. Et lorsqu’on est sur le court, c’est un sentiment merveilleux. C’est quelque chose qui pourrait l’aider. Il a un match difficile contre Ferrer, qui est très dur à jouer, mais je pense que Jo a beaucoup de chance de gagner ce match.

En 1983, vous étiez dans votre bulle. Et Tsonga semble adopter la même attitude…

On a un privilège quand on joue pour un pays qui a un tournoi du Grand Chelem à la maison. Ce n’est pas donné à tout le monde. Tous les autres jouent à l’extérieur. On a la chance de pouvoir jouer à la maison. Ça peut être bien quand on est sur le court, mais ça peut être lourd quand on est à l’extérieur car on a du mal à s’isoler. On fait un effort particulier pour s’isoler, c’est ce que fait Jo. Mais ça vaut la peine d’organiser une petite bulle et se retrouver sur le court avec un public merveilleux.

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Propos recueillis par Rodolphe Massé et Camille Gelpi