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Roland-Garros: l’aveu de Forget après la triste sortie de Tsonga

Dans le RMC Sport Show ce dimanche, Guy Forget, directeur du tournoi de Roland-Garros, a répondu à la polémique qui entoure la programmation des "night session" dans un contexte de couvre-feu. Jo-Wilfried Tsonga, dont c'était peut-être le dernier Roland-Garros, illustre ce casse-tête.

C’était la grande nouveauté de cette édition 2021 du tournoi de Roland-Garros: la night session. Curiosité de cette quinzaine, elle a beaucoup fait parler depuis le début du tournoi, en raison du casse-tête que sa programmation engendre sous couvre-feu. Jeudi dernier, Rafael Nadal, en quête d’un 14e sacre dans son jardin, affrontait Richard Gasquet, l’un des tout meilleurs joueurs français de ces quinze dernières années. Sur un court Philippe-Chatrier vidé de sa substance, du public qui le fait vibrer. Vide.

La Fédération française de tennis (FFT) a contractuellement, à partir de cette année et pour trois ans, l'obligation de programmer le grand match du jour en nocturne et en exclusivité pour la plateforme de streaming Amazon, nouveau co-diffuseur avec France Télévisions, a expliqué le directeur du tournoi Guy Forget à notre antenne, sur RMC. "La raison, c'est que la Fédération a signé un partenariat avec Amazon et qu’à la base, on pensait jouer devant du public", a-t-il indiqué. Or, en raison du couvre-feu en France, les organisateurs ont l’obligation de vider les tribunes vers 20h30.

"C'était triste"

Un match commencé en fin d'après-midi devant du public, et qui s'éternise, peut cette année se terminer sans personne dans les gradins. Certains exemples, liés aux circonstances sportives qui font que certains matchs s'éternisent, ont émaillé les premiers jours de Roland-Garros cette année. Notamment celui du Français Jo-Wilfried Tsonga, que le public français attendait avec impatience, et qui aura peut-être achevé de disputer son dernier match à Roland-Garros tout seul, lui aussi.

"C'était triste, a reconnu Guy Forget dans le RMC Sport Show ce dimanche. En plus, Jo avait fait un mauvais début de match, était dans le dur, il faisait beaucoup d’erreurs, on se disait: 'Oulala, c’est le chant du signe'. Il était remonté en puissance, il aurait pu gagner ce quatrième set. J'avais retrouvé le Jo qui nous avait fait rêver à l'Open d'Australie ou à Roland-Garros il y a quelques années. C'est problématique, mais il y a beaucoup de joueurs et de joueuses qui se sont retrouvés avec ce couvre-feu."

Un huis clos d'autant plus dur à avaler pour les joueurs que, confinés dans des bulles sanitaires depuis quasiment un an, ils retrouvent petit à petit du public, notamment à Roland-Garros où plusieurs milliers de personnes sont acceptées par jour.

"Pourquoi certains joueurs étaient-ils contrariés à l’idée de jouer ces sessions de soirée ? Tout d’abord parce que ce sont les seuls matchs qui se sont joués à huis clos, explique Forget. Les joueurs sont en manque de communication avec le public, d’échanges… Ils savaient qu’en night session, ils devraient jouer face à des gradins vides. Le Chatrier, je peux vous dire qu’il est grand. Quand il est vide, ce n’est pas évident. Malgré tout, ils ont été formidables, aussi bien les filles que les garçons. Ils ont produit un tennis de très haut niveau."

QM