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Roland-Garros: Nadal, "un grand kiff" pour Gasquet mais peu d'espoir

S’il se réjouit de se mesurer à lui, Richard Gasquet, qualifié pour le 2e tour, est conscient que ses chances de briller face à Rafael Nadal sont extrêmement minces, a fortiori à Roland-Garros.

Il ne l’a pas volé, son choc face au roi de la terre battue. Richard Gasquet s’est facilement imposé face à son jeune compatriote Hugo Gaston, huitième de finaliste surprise de l’édition 2020, pour son entrée en lice à Roland-Garros. Qualifié pour le 2e tour, Gasquet a réalisé une entrée en matière très convaincante et se mesurera à Rafael Nadal, en quête d’un 14e sacre historique sur la terre parisienne.

"C’est un grand kiff de le jouer, tout simplement, c'est fabuleux, s'est réjoui Richard Gasquet, parfaitement conscient de l’ampleur de la tâche qui l’attend. Je l’ai joué une première fois en 2005. C’est peut-être le plus grand joueur de tous les temps. Je suis heureux de le jouer, j’ai envie de faire un grand match, de sentir que je peux jouer à un bon niveau. J'espère faire un grand match, me faire plaisir."

L’historique des confrontations entre les deux hommes ne plaide pas en faveur du Français. En seize confrontations, Gasquet n’est jamais parvenu à imposer sa loi au Majorquin. Le dernier affrontement entre les deux joueurs en 2018, à Roland-Garros, a donné lieu à une démonstration de Rafael Nadal. Gasquet avait encaissé une lourde défaite (6-3, 6-2, 6-2). "Une branlée", ose Gasquet.

Une équation impossible à résoudre

Plus inquiétant encore, depuis 2008, Richard Gasquet est incapable de lui prendre un set. "C’est une énorme frustration, c’est très désagréable, a-t-il admis. J’espère faire un grand match. Nadal est le seul joueur que je n'ai jamais battu, c’est très difficile pour moi. Je suis très déçu. Cela fait dix-sept ans que je le joue, je ne l'ai jamais gagné, c’est difficile pour moi, mais c'est comme ça."

Si son bilan face à Roger Federer (18-2) et Novak Djokovic (13-1) n’est pas beaucoup plus reluisant, Rafael Nadal est le joueur qui lui pose, de loin, le plus de problèmes. Une équation quasiment impossible à résoudre.

"Ce qui me gène le plus ? Normalement, ma force, ça reste la diagonale revers. 90% du temps, c’est une diagonale que je domine, sauf contre Djokovic et quelques revers à deux mains qui sont incroyables. Contre Nadal, c’est le plus dur, il joue haut à chaque fois, ça annule tout de suite cette force que j’ai. C’est son coup droit sur le revers qui remonte à chaque fois. C'est d'ailleurs pour ça que je ne l'ai jamais battu."

QM