RMC Sport

Roland-Garros: la FFT n'envisage ni l'annulation, ni la jauge à 100%

A moins de deux mois de Roland-Garros (23 mai - 6 juin), Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT) confie travailler sur tous les scénarios même s'il n'ose pas envisager les cas extrêmes.

La Fédération française de tennis (FFT) travaille à quasiment tous les scenarios pour l'organisation de Roland-Garros au printemps, les seuls que son nouveau président Gilles Moretton "n'ose pas" envisager étant les extrêmes: la jauge de public à 100% et l'annulation pure et simple.

"On étudie plein d'options pour Roland-Garros 2021, confie le dirigeant à l'AFP. Il y a la palette totale... ou presque totale car je n'ose pas imaginer une jauge à 100%. Mais la jauge peut partir du huis clos à une jauge qui ne sera pas 100%. Toutes les options chez nous sont prêtes. On rencontre tous les acteurs régulièrement et on attend de voir comment les choses vont se passer."

"Pour l'instant, on est dans la course, le tournoi est à la date prévue (23 mai-6 juin). Mais si on nous annonce un confinement général pendant deux mois, on sera forcément amenés à prendre des mesures", a-t-il reconnu. Le pire étant l'annulation pure et simple, mais "je n'ose pas imaginer ça", a ajouté président de la FFT, élu le 13 février.

"Restons prudents et attendons. Je vais essayer d'être optimiste en disant que la vaccination avance et qu'on voit le bout du tunnel", a-t-il ajouté.

Le tournoi français du Grand Chelem arrive un peu tôt par rapport à l'évolution de la pandémie, mais contrairement à l'Open d'Australie en tout début de saison, où les joueurs ont été soumis à une rude quarantaine de 14 jours à l'hôtel, Roland-Garros aura été précédé de plusieurs tournois qui auront rassemblé les joueurs dans une zone géographique plus proche de Paris.

Un contexte différent de l'Open d'Australie

"Avant nous, il y a d'autres tournois comme Monte-Carlo qui se déroule sur le territoire, qui se fait en extérieur, après il y a quelques tournois pas trop éloignés (Madrid, Rome, ndlr), donc on n'est pas comme en Australie", a-t-il souligné, tout en concédant qu'il y "aurait des contraintes".

Le vaccin pourrait être une solution s'il est imposé par les autorités sanitaires françaises, mais "je ne suis pas certain que nous ayons nous, tournois, la possibilité d'imposer quelque chose comme ça" au cas où un joueur l'exigerait, fût-il Rafael Nadal qui sera en quête d'un 14e titre à Roland-Garros et d'un 21e Majeur record, a relevé Moretton.

NC avec AFP