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Roland-Garros - Monfils lance le show

Gaël Monfils, toujours aussi spectaculaire

Gaël Monfils, toujours aussi spectaculaire - -

Gaël Monfils, tombé à la 81e place mondiale, est venu à bout du Tchèque Tomas Berdych, tête de série n°5, ce lundi au premier tour de Roland-Garros (7-6, 6-4, 6-7, 6-7, 7-5). Un combat de plus de quatre heures qui a fait se lever le public du Central.

Le Central est debout, Gaël Monfils hurle sa joie en regardant sa famille, Cédric Pioline est comblé au micro… Il est 20h30 passé, la journée touche à sa fin sur Paris, et pourtant ce n’est que le premier tour. Au suivant, le Français rencontrera le Letton Ernests Gulbis, et pourrait aussi bien passer à la trappe, mais ce lundi, le 81e joueur mondial est le roi de la soirée, le héros de Roland-Garros. Qui eut pu penser un seul instant que Tomas Berdych allait prendre la porte ? Le Tchèque, n°6 mondial, tête de série n°5 du tournoi, était programmé pour rouler sur le Parisien. Depuis le tirage au sort, Monfils s’était fait une raison. Avec son mauvais classement, il a avait écopé du plus mauvais toss. Finaliste malheureux à Nice, vainqueur à Bordeaux il y a une semaine, le joueur se disait « fatigué ».

Il est revenu de blessure au printemps, après une saison 2012 presque blanche, et après avoir été éjecté de la 100e place. Martyrisé par un genou en compote, jonglant avec les entraineurs, Monfils n’a eu que deux jours de récupération avant son premier tour Porte d’Auteuil. Mais à Paris, le gars de la capitale est transcendé. Demi-finaliste (2008), deux fois quart-de-finaliste (2010, 2011), « La Monf » a fait mordre la poussière à Berdych. Deux premiers sets maitrisés (7-6, 6-4), un retour du Tchèque (6-7, 6-7), et un dernier round qui sourit au Français (7-5). « C’était compliqué, je savais que j’allais courir, mais je ne me suis pas découragé, j’ai essayé de faire des choses simples, et je me suis dit qu’à un moment il pouvait avoir une faiblesse. »

Du Letton au menu au 2e tour

Le demi-finaliste des récents Masters 1000 de Madrid et de Rome a payé sur la fin sa remontée. Berdych n’est décidément pas bien reçu à Paris. Il y a deux ans, c’est Stéphane Robert qui créait la surprise. Après les forfaits d’Andy Murray et de Juan Martin Del Potro, Roland Garros perd une nouvelle tête d’affiche. Et voit l’issue de cette édition plus ouverte que jamais. Pour Monfils, la suite s’appelle Ernests Gulbis, du nom de ce Letton de 24 ans aux dents longue, 40e joueur mondial, qui avait poussé Rafael Nadal dans ses retranchements, en huitièmes de finale à Rome (1-6, 7-5, 6-4). Mais après avoir sorti son premier top 10 depuis belle lurette, qu’est ce qui peut faire peur à Monfils, ce ressuscité ?

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Sans souci pour Tsonga, au forceps pour Nadal|||

Les principaux Français sur le terrain ce lundi ont assuré leur rang. Jo-Wilfried Tsonga a franchi sans encombre son premier tour en disposant du Slovène Aljaz Bedene (6-2, 6-2, 6-3). Au prochain tour, il retrouvera Jarkko Nieminen, tombeur de Paul-Henri Mathieu (6-4, 4-6, 7-6, 4-6, 7-6, 6-2). Richard Gasquet n’a pas forcé son talent pour venir à bout de l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky (6-1, 6-4, 6-3), et jouer le Polonais Michal Prysiezny mercredi. Nadal s’est fait une belle frayeur face à l’Allemand Daniel Brands (4-6, 7-6, 6-4, 6-3). Le tenant du titre tentera de faire mieux face au Slovaque Martin Klizan. Mardi, il faudra notamment suivre Novak Djokovic, Benoit Paire, et Marion Bartoli.

dossier :

Gaël Monfils

Louis Chenaille (avec R.M., J-F.P., E.S.)