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Sur les traces de Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga en 1999

Jo-Wilfried Tsonga en 1999 - -

Que de chemin parcouru pour Jo-Wilfried Tsonga depuis ses débuts à Coulaines, à côté du Mans. A la veille de sa demi-finale face à David Ferrer, ce vendredi à Roland-Garros, RMC Sport est allé sur les courts où « Jo » tapait ses premières balles.

A Coulaines, petite commune de la Sarthe située à proximité du Mans, on rêve de revenir cinq ans en arrière. En janvier 2008, en plein cœur de l’hiver, les courts du club de tennis s’étaient alors transformés en immense salle de cinéma. Mais il n’était pas question d’y projeter un film. Non, les 600 spectateurs s’étaient déplacés pour regarder la finale de l’Open d’Australie où un certain Jo-Wilfried Tsonga, fierté de la ville, s’inclinera face à Novak Djokovic. « A Roland-Garros, si « Jo » va en finale, on calfeutrera à nouveau un terrain pour projeter le match sur un écran géant, comme à Melbourne », promet Christophe Rouillon, le maire de Coulaines.

Il y a 18 ans, c’est au TC des 3 vallées, le club où son père, Didier, est licencié, que « Jo », tape ses premières balles. Avant qu’il ne quitte la Sarthe pour rejoindre le pôle espoir de Poitiers, Tsonga impressionne déjà lors des championnats départementaux et régionaux. « Il était déjà grand, avec un gros physique pour son âge, se souvient Franck Lefay, son coach entre 10 et 13 ans. Il avait un bon coup droit, un bon service, quelques lacunes avec son revers. Il ne se prenait pas la tête. Grâce à sa famille et ses amis, il gardait les pieds sur terre. Cela favorise l’éclosion d’un champion. »

« Un garçon jamais de mauvais humeur »

Brillant sur les courts, à l’école mais aussi sur les terrains de football, au point d’hésiter lorsque le centre de formation du MUC lui tend les bras, « JWT » est aussi un jeune homme attachant. « J’ai l’image d’un garçon sans problème, toujours gentil, jamais de mauvaise humeur, glisse Catherine Ruillard qui fut aussi son entraîneur au TC des 3 vallées. Et puis, il n’oublie pas qu’il a commencé ici. » Dès que son emploi du temps lui permet, Tsonga revient en effet saluer ceux qui ont contribué à sa réussite. « Il n’a pas changé, il a toujours été très abordable, simple et conviviale, remarque Lucien Vigneron, un vétéran du club qui a joué (et perdu) un match officiel contre « Jo » lorsque celui avait… 14 ans (il était classé 14/4).

Du côté de Coulaines, on va donc retenir son souffle, vendredi, à l’heure d’une demi-finale qui s’annonce très délicate face à David Ferrer. « Mais c’est déjà une fierté de le voir là, rappelle Catherine Ruillard. On a mis une petite pierre à l’édifice… »

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