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Tsonga : « La mission, c’est d’aller au bout »

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Brillant vainqueur de Roger Federer en quart de finale de Roland-Garros, Jo-Wilfried Tsonga garde la tête froide. Le Français, qui se projette déjà vers son prochain match face à David Ferrer, ne cache pas son ambition de victoire finale.

Jo-Wilfried, Roger Federer n’avait jamais été battu en trois sets en quart de finale d’un Grand Chelem. Réalisez-vous la portée de votre exploit ?

Je suis content d’être le premier (sourires). En arrivant dans ce tournoi, je m’attendais à jouer du bon tennis et ça a été le cas aujourd’hui. Je suis content de passer en demi-finales. Je vais encore avoir un gros morceau en face (David Ferrer, ndlr). Il va falloir que je sois très rigoureux, que je gère bien ces deux jours qui se présentent devant moi. Il faudra tout donner sur le court vendredi et on fera les comptes à la fin.

Est-ce le match le plus abouti de votre carrière ?

Honnêtement, je n’en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c’est que je jouais du bon tennis parce qu’on ne bat pas Federer sur le Central en quart de finale de Roland-Garros sans que ce soit le cas. Je ne me pose pas la question de savoir si c’était extraordinaire ou pas. Pour l’instant, je ne me réjouis pas de tout ce que ça peut représenter.

On vous sent très mesuré…

Oui parce que je ne peux pas me permettre d’être euphorique et de bouffer de l’énergie. C’est important de rester neutre et d’aborder mon prochain match de la meilleure façon. J’ai un prochain match à ma portée même si ce sera dur parce que j’aurai un super joueur en face. Je suis dans mon tournoi et j’ai envie d’aller plus loin. La mission, c’est d’aller tout au bout. Et pour ça, il ne faut pas brûler les étapes.

« Ecrire ma propre histoire »

Comment allez-vous gérer toute cette attente autour de vous ?

Ce ne sera pas beaucoup plus compliqué que ce que j’ai fait jusqu’à présent. Je commence à avoir pas mal d’expérience. J’ai déjà joué des demi-finales en Grand Chelem. Je sais gérer ce genre de moment. Beaucoup d’événements dans le passé m’ont appris, notamment la Coupe Davis ou Bercy. Qu’on attende de moi, je sais ce que ça fait.

Est-ce que ça vous agace ou ça vous porte le fait qu’on fasse référence à la victoire de Yannick Noah en 1983 ?

Ça ne me fait ni chaud, ni froid parce que j’ai envie d’écrire ma propre histoire. Ce serait exceptionnel que ça se termine de la même manière mais je suis concentré sur moi-même.

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