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Tsonga peut-il le faire ?

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Après un début de tournoi plus que convaincant, Jo-Wilfried Tsonga retrouve sur sa route Roger Federer, ce mardi, en quart de finale des Internationaux de France. Face au Suisse, le Français tentera de s’offrir une première demi-finale à Roland-Garros.

« Moi, j’y crois ». Quatre petits mots ont suffi à Jo-Wilfried Tsonga pour décrire son état d’esprit avant d’affronter maître Federer, en quart de finale de Roland-Garros. Impérial lors de ses quatre premiers tours (pas le moindre set perdu et une moyenne de 9 jeux concédés par rencontre), le Français ne fait pas de complexe, lui qui a déjà battu le Suisse à trois reprises (en 12 confrontations).

Y croire est une chose, mais le faire en est une autre. Benneteau et Simon, qui avaient eux aussi fait tomber le numéro 3 mondial par le passé, peuvent en témoigner. Au troisième tour, le premier a dû constater la différence entre un Federer de tournoi lambda et un Federer de Grand chelem (6-3, 6-4, 6-5). En 16e, le second a pu mesurer les formidables ressources dont disposait son adversaire, vacillant et au final vainqueur, comme si souvent (6-1, 4-6, 2-6, 6-2, 6-3).

Federer : « Il m'a déjà battu »

Tsonga, en quart de finale de Majeur pour la deuxième fois de rang, retrouvera un adversaire pour la 36e fois d’affilée à ce stade de la compétition. La statistique est ahurissante. Et permet d’évaluer l’ampleur de la tâche qui attend le Manceau. A-t-il les clés ? Sans doute, à une condition, qui ne lui a pas échappé : « Jouer mon meilleur tennis ». Un prérequis indispensable, s’il veut contrer Federer, très loin de prendre son rival à la légère : « Il est dangereux pour tous les joueurs du top 4. Il a déjà battu de grands joueurs. Il m’a déjà battu moi aussi. Je pense que ça lui suffit pour croire qu’il peut gagner. Je sais qu’il peut le faire, mais je vais essayer de faire en sorte que ça n’arrive pas ».

Tsonga : « Je n’ai rien à perdre »

Pour Simon, qui a montré la voie en chipant deux manches à Federer, le Tsonga version 2013 a les armes : « Il n’a pas juste une chance, je lui en accorde bien plus. On a vu dimanche que Roger pouvait être bougé, et je pense que Jo ne va pas s’en priver. Il a juste à jouer son jeu et voir où ça le mène ». « Pour gagner un tournoi, il faut battre tout le monde, enchaîne Jean Gachassin, président de la FFT. Il l’a déjà battu à Wimbledon, il y croit, il est en forme et il n’a pas trop puisé dans ses réserves jusque-là. Alors pourquoi pas ? ».

Pourquoi pas… Tsonga se sait outsider, mais n’a pas l’intention pour autant d’être la troisième victime tricolore dans le tournoi de la tête de série n°2. « Ça a été le meilleur joueur du monde pendant des années, et il fait toujours partie des tout meilleurs. Je suis outsider, je n’ai rien à perdre. Je joue bien ici et je suis en forme, donc évidemment je crois en mes chances ». C’est un début…

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A.T., avec N.J., C.J., E.S.