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Dominguez : « Murray, l'exemple à suivre »

Patrice Dominguez

Patrice Dominguez - -

L’US Open débute lundi avec un camp tricolore démuni depuis l’annonce du forfait de Jo-Wilfried Tsonga et de la retraite de Marion Bartoli. Pour Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC, c’est un problème de préparation.

Jo-Wilfried Tsonga, toujours convalescent, est forfait, Marion Bartoli a décidé d’arrêter sa carrière, Gaël Monfils s’est blessé samedi… Le camp français arrive à l’US Open amoindri. Pour Patrice Dominguez, ancien DTN et membre de la Dream Team RMC Sport, le tennis français n’est pas en cause, c’est un problème individuel. « Il n’y a pas de problème structurel dans le tennis français. Cette année, deux évènements se sont percutés durant l’été : d’une part la blessure de Jo-Wilfried Tsonga, consécutive à un problème de genou récurrent. D’autre part, la retraite de Marion Bartoli. Personne ne s’explique ce qui s’est passé. Elle n’avait peut-être pas un physique d’athlète mais elle a obtenu des résultats extraordinaires. Elle a lâché prise parce que son corps n’en pouvait plus et sa tête n’a pas suivi.

Je pense qu’il y a un problème d’organisation au niveau de la santé. Il faut être très professionnel et ne pas avoir uniquement un coach de tennis. Il faut investir dans un suivi médical. Mauresmo avait donné le plus bel exemple en restructurant son entourage et en allant chercher un kiné. Tsonga a fait la même chose : s’il a eu une rechute, c’est parce qu’il a une faiblesse physique comme peut en avoir Nadal. Monfils devrait avoir un kiné plus régulièrement tout comme Benoit Paire. »

« Le talent c'est d'organiser sa structure »

« Mais attention, on a des joueurs français dans le top 10 et pour ça, il faut quand même avoir une vie de professionnel. Mais il y a des domaines dans lesquels certains joueurs devraient plus investir. C’est un sport individuel : le joueur est le patron de sa structure. Andy Murray par exemple a mis sept personnes à son service pour améliorer ses qualités physiques et ses qualités musculaires. Et ça a payé. Ce n’est pas vraiment dans notre culture d’investir. Le talent, c’est effectivement de savoir jouer au tennis mais c’est aussi de savoir organiser sa structure pour pouvoir être prêt physiquement et mentalement. Il ne faut pas dire qu’il faut tout jeter mais il faut structurer. L’état d’esprit commence par l’organisation : si on s’organise bien, on sera automatiquement plus fort dans sa tête. »

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