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Rezaï les pieds dans le tapis

Aravane Rezaï

Aravane Rezaï - -

La numéro 2 française s’est inclinée hier au deuxième tour de l’US Open contre une inconnue Américaine de 18 ans, 371e joueuse mondiale. Inquiétant. En revanche, Gasquet a flambé face à Davydenko (6-3, 6-4, 6-2).

Les tournois du Grand Chelem se suivent et se ressemblent pour Aravane Rezaï. Battue au deuxième tour de l’Open d’ Australie et de Wimbledon, elle n’avait passé qu’un tour supplémentaire à Roland-Garros. Rebelote sur le ciment new-yorkais avec une défaite dès le deuxième match. Comme à Melbourne contre Kerber et à Londres contre Zakopalova, c’est contre une quasi-inconnue que la numéro 20 mondiale a rendu les armes. A 18 ans, Beatrice Capra, 371e joueuse mondiale, a fait honneur à sa wild-card en s’imposant 7-5, 2-6, 6-3 en 2h13. « C’est une grosse déception. Je me suis battue, mais c’est toujours difficile de jouer une Américaine à l’US Open, constatait lucide Rezaï. Ça fait mal de voir qu’on perd. Je ne me cherche pas d’excuse. »

Avec 49 fautes directes, la Française a donné la rencontre à son adversaire qui n’a eu qu’à passer 18 coups gagnants contre 34 pour Rezaï. « Je ne m’attendais pas à ce niveau de jeu. J’ai été surprise par son niveau tactique », se défendra la battue du jour, seulement victorieuse de deux rencontres en quatre tournois disputés lors de cette tournée américaine. Les espoirs nés de ses victoires à Madrid et Bastad sont-ils déjà envolés ? « Je travaille. Je fais les choses correctement, plaide la jeune femme de 23 ans. J’attends les résultats et je me bats. J’ai besoin de temps pour éclore et être une très bonne joueuse régulière. »

Pour se défendre, Rezaï livrait qu’il n’était jamais facile d’évoluer contre une Américaine sur ses terres. Elle a même comparé le tournoi de la jeune Capra à ses premiers Roland-Garros de 2005 et 2006. Pas suffisant pour expliquer les lacunes persistantes. Toujours est-il que cette élimination laisse Virginie Razzano comme seule rescapée dans le tableau féminin. Alors que les garçons rigolent avec les victoires d’Arnaud Clément contre l’Argentin Edouardo Schwank, obligé d’abandonner à 6-3, 5-5, et de Richard Gasquet contre Nicolay Davydenko (6-3, 6-4, 6-2), les filles ne parviennent toujours pas à sortir la tête de l’eau.

Pierrick Taisne avec Eric Salliot à New-York