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US Open : Gasquet, c’est grand !

Richard Gasquet

Richard Gasquet - -

Richard Gasquet s’est qualifié pour la deuxième demi-finale de sa carrière en Grand Chelem aux dépens de David Ferrer (6-3, 6-1, 4-6, 2-6, 6-3), mercredi à l’US Open. Le Français affrontera un autre Espagnol, Rafael Nadal.

Cet US Open est bien celui des malédictions vaincues pour Richard Gasquet. Deux jours après avoir mis fin à une série de onze éliminations d’affilée en huitièmes de finale de Grand Chelem, à l’issue d’un combat acharné de 4h40 contre le Canadien Milos Raonic, le Français s’est défait ce mercredi soir de l’une de ses bêtes noires sur le circuit. L’Espagnol David Ferrer n’avait ainsi lâché qu’une seule de leurs neuf précédentes confrontations. La dernière en date avait d’ailleurs eu le même cadre de Flushing Meadows, pour une victoire en trois sets (7-5, 7-6, 6-4) de l’actuel n°4 mondial.

Mais quelque chose semble avoir changé dans la tête et les jambes du Biterrois de 27 ans, qui finirait presque par aimer les marathons. Car il lui fallut encore en passer par cinq manches pour s’ouvrir la route d’une deuxième demi-finale en Majeur, six ans après celle perdue à Wimbledon face à Roger Federer. Tout avait pourtant commencé idéalement. Couvrant parfaitement son terrain, le 9e joueur mondial mettait son adversaire au supplice à coups de revers dévastateurs. Après une seule alerte sur son premier jeu de service, remporté en écartant deux balles de break au passage, Gasquet récitait son tennis. En à peine 1h10, il enlevait les deux premières manches (6-3, 6-1).

F. Gasquet : « Il a vaincu le signe indien »

« J’ai super bien récupéré de mon match précédent et Ferrer a mal débuté, explique Gasquet. J’ai été excellent en revers à ce moment-là. Mais j’ai commencé à me sentir beaucoup moins bien lors des deux manches suivantes. » Breaké d’entrée de troisième set, le Français allait perdre le fil et voyait Ferrer, plus agressif et précis, fondre sur lui. Poussé à disputer une cinquième manche, il se retrouvait embarqué dans un scénario qui semblait écrit : concéder une sixième défaite en Grand Chelem après avoir enlevé les deux premiers sets. Une mésaventure qu’il avait notamment connu lors du dernier Roland-Garros face à Stanislas Wawrinka. Au lieu de l’effondrement programmé, le Français redevenait solide sur son service et ne laissait pas passer l’occasion de subtiliser celui de Ferrer dans le sixième jeu. Ni de conclure sur sa première balle de match pour succéder à Cédric Pioline, dernier Français qualifié pour le dernier carré de l'US Open, en 1999.

« Il a vaincu le signe indien, ne cache pas son père Francis Gasquet. Il a su retrouver de l’énergie pour conclure le match. En ce moment, il arrive à réunir le physique, la technique et le mental. C’est un nouveau Richard et cette victoire va lui donner beaucoup de confiance pour poursuivre ce qu’il a mis en place depuis l’année dernière : monter davantage au filet, être plus offensif. » Une nouvelle confiance qui ne sera pas de trop contre l’ogre Rafael Nadal, facile tombeur de son compatriote Tommy Robredo (6-0, 6-2, 6-2). Grand favori à New York après son été parfait sur dur (victoires aux Masters 1000 de Toronto et Cincinnati), l’Espagnol n’a plus perdu contre Gasquet depuis un tournoi Challenger à Saint-Jean-de-Luz (6-2, ab.) il y a dix ans. Cette malédiction-là sera autrement plus difficile à chasser.

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S.C. avec J.R.