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VIDEO - Hagelauer: ''Des gens comme Zacharie Noah sont rares''

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Patrice Hagelauer est revenu ce dimanche sur la mort de Zacharie Noah, le père de son ancien protégé Yannick, qu’il avait guidé au titre à Roland-Garros en 1983. Un moment fort que le père de Yannick avait sublimé en adressant une accolade mémorable sur le court à son fils et que raconte, encore ému, Patrice Hagelauer.

« Je suis vraiment effondré aujourd’hui ». La voix n’est pas larmoyante mais l’émotion, elle, est totalement perceptible. Patrice Hagelauer n’a pas le cœur en fête ce dimanche 8 janvier 2017, quelques heures après l’annonce de la mort de Zacharie Noah, père de Yannick et grand-père de Joakim, décédé à l’âge de 79 ans à Yaoundé. Mais les souvenirs affluent et prennent vite le pas sur la tristesse. « J’avais avec lui des rapports formidables, raconte l’entraîneur de Yannick Noah, qu’il a guidé à la consécration en 1983 à Roland-Garros. Ça a été un père fantastique pour Yannick et un grand-père fantastique pour Joakim aussi. Il vous faisait partager toutes ces valeurs, tout ce qu’il aimait. Il était d’une générosité incroyable et ça a transpiré vers les autres membres de sa famille. »

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« Roland-Garros, un moment énorme, d’une grande intensité »

Un homme proche de sa progéniture, sans ingérence, comme le décrit encore Patrice Hagelauer. « C’était un exemple, un modèle de parent, assure l’ancien directeur technique national. Il m’a aidé considérablement dans la gestion de Yannick. Yannick lui doit beaucoup mais moi aussi, je lui dois beaucoup. Sans lui, beaucoup de choses ne seraient pas arrivées. » Comme ce moment resté dans toutes les mémoires. Celui où l’on voit Zacharie Noah s’extirper de son box et courir à la rencontre de son fils, sur la terre battue du court central de Roland-Garros. Nous sommes en 1983. Yannick vient de battre Mats Wilander en finale et… « Ça a été vraiment un moment exceptionnellement fort, raconte Hagelauer. On l’a tous bien présent dans notre esprit. C’était Zacharie… c’était sa volonté de partager ça avec son fils et tout le public français. C’était un moment énorme, avec une émotion d’une grande intensité. C’était Zacharie, le chef de clan. Des gens comme ça sont des gens rares et qui vont manquer, c’est certain. »