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Bartoli : « J’étais vraiment malade »

Marion Bartoli

Marion Bartoli - -

Souffrante à l’entame du troisième set, la Française a failli passer à la trappe ce vendredi, au 2e tour de Wimbledon, face à l’Espagnole Lourdes Dominguez Lino. Mais elle a trouvé les ressources mentales pour inverser la tendance et continuer son parcours londonien (4-6, 7-5, 6-2).

Marion Bartoli, vous accédez au 3e tour de Wimbledon après avoir sauvé trois balles de match contre vous…

J’y ai cru jusqu’au bout. Même quand j’ai eu ces balles de match contre moi, j’ai toujours eu l’impression de pouvoir renverser la tendance. Je n’ai jamais baissé les bras alors que j’étais tout proche de perdre. Cela montre les progrès que j’ai faits, aussi bien sur le plan tennistique que sur le plan mental.

Cette volonté à toute épreuve, c’est une nouvelle corde à votre arc, non ?

C’était ma force quand j’étais plus jeune. Mais plus tard, à des moments de ma carrière, quand j’avais des balles de match contre moi, je n’arrivais jamais à renverser la situation. Depuis que j’ai réussi à franchir ce cap à Roland-Garros, j’ai de nouveau retrouvé cette qualité. Et puis, le fait d’avoir sauvé des balles de match à Eastbourne joue beaucoup. J’aurais pu perdre dès le 1er tour et finalement, c’est moi qui remporte le tournoi.

Alors c’est plutôt bon signe pour la suite de Wimbledon ?

Non (rires). Ce qui est bon signe, c’est que j’ai gagné aujourd’hui même si c’était mal parti. Les conditions étaient quand même très difficiles. Ce court n°3, c’était l’un des courts les plus lents de Wimbledon. J’avais vraiment l’impression de jouer sur terre.

Vous avez fait appel au médecin au début du 3e set…

J’étais vraiment malade. J’étais à la limite de vomir sur le terrain. Je me sentais vraiment mal et pourtant, j’ai réussi à sauver des balles de match et à le gagner.

Votre prochaine adversaire, c’est Flavia Pennetta.

C’est un adversaire régulier, solide, qui bouge bien et qui n’a pas vraiment de points faibles. Si j’arrive à prendre le jeu à mon compte, j’aurais une chance de gagner. Mais si je la laisse développer son jeu, ce sera plus difficile. On s’était affronté ici en 2007 (ndlr, au 1er tour), ça va me rappeler quelques bons souvenirs. Maintenant les Italiennes… J’ai perdu contre Francesca (ndlr, Schiavone) à Roland-Garros. J’aimerais bien prendre ma revanche contre Flavia à Wimbledon.