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Bartoli, sacré caractère

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La Française s’est qualifiée samedi pour les huitièmes de finale de Wimbledon grâce à sa victoire (5-7, 6-4, 9-7) face à l’Italienne Flavia Pennetta. Bartoli a montré son gros tempérament en remportant un match pourtant mal embarqué et en faisant quitter les tribunes à ses parents !

Le parcours de Marion Bartoli à Wimbledon est décidemment tout sauf un long fleuve tranquille. Après avoir sauvé trois balles de match au tour précédent face à l’Espagnole Lourdes Dominguez Lino, la native du Puy-en-Velay a de nouveau été chercher une victoire loin d’être acquise. Après la perte d’une première manche accrochée (7-5), et un deuxième set mal engagé, Marion Bartoli est sortie de ses gonds. Et ses parents en ont fait les frais.

Assise sur sa chaise à 2-1 pour Pennetta, la neuvième joueuse mondiale s’est adressée à Walter, son père et entraîneur, ainsi qu’à sa mère de manière plutôt directe. « Dégagez ! Tous les deux, vous partez ! », a-t-elle déclaré très énervée. Et visiblement, cette petite mise au point a libéré la Française. Plus incisive et lâchant ses coups, elle remporte le deuxième set 6-4. Mais malgré la rébellion de Bartoli, Flavia Pennetta n’abdique pas dans la dernière manche.

« Envie d’expulser ma frustration »

Lors d’un troisième set épique, les deux joueuses ne lâchent rien et c’est même l’Italienne qui réussit la première le break, menant 5-3. Mais dans cette édition 2011 de Wimbledon, il était écrit que Marion Bartoli ne pouvait céder si facilement. La finaliste de l’édition 2007 rate même trois balles de match à 7-6 en sa faveur, mais parvient à conclure le match en 3h04.

Après la rencontre, la Française est d’ailleurs revenue sur l’épisode de ce match. « Je ne sais plus en quels termes exacts je lui ai dit de sortir du court, a-t-elle précisé. J'aurais pu casser ma raquette. J'avais juste envie d'expulser ma frustration. Il a vu la fin de match devant la télé et il m'a dit que c'était le plus beau match de ma carrière. » Devant son écran de télévision, Walter Bartoli a surtout dû avoir la confirmation qu’avec un caractère comme celui-là, sa fille pouvait aller très loin sur le gazon londonien. A condition notamment de franchir l’obstacle Serena Williams au prochain tour.

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Ça passe pour Tsonga, pas pour Simon et Monfils|||

Jo-Wilfried Tsonga, en trois sets (6-3, 6-4, 6-3), a passé ce samedi l’écueil chilien Fernando Gonzalez. Grâce à cette performance, le Manceau se retrouve en huitièmes de finale de Wimbledon, où il affrontera l’Espagnol David Ferrer, dans un « match compliqué mais à ma portée », selon Tsonga. De son côté, Gaël Monfils a complètement raté la reprise de son match face à Lukasz Kubot ce samedi. Il l’a payé cher. Arrêté à 3-6 6-3 3-3, le troisième tour entre les deux hommes a finalement été fatal au numéro un français qui a mis beaucoup trop de temps à se lancer. Le Polonais, issu des qualifications, l’emporte en quatre manches (6-3, 3-6, 6-3, 6-3). Gilles Simon a lui bien lutté, mais la puissance de Juan Martin Del Potro a fait la différence dans les moments clés. Le Français s’incline au troisième tour face à l’Argentin, 7-6, 7-6, 7-5.