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Benneteau a tutoyé le « maître »

Julien Benneteau

Julien Benneteau - -

Malgré deux sets d’avance, Julien Benneteau n’a pas réussi à venir à bout de Roger Federer ce vendredi au 3e tour de Wimbledon (4-6, 6-7, 6-2, 7-6, 6-1). Etincelant, le Bressan peut nourrir quelques regrets.

Les sessions du soir de Wimbledon sont décidément de sacrées corvées pour les cadors du circuit. Après Rafael Nadal, éliminé jeudi par le modeste Tchèque Lukas Rosol, c’est Roger Federer qui a bien failli se prendre les pieds dans le gazon londonien. Dans son jardin du Center Court de Wimbledon, le Suisse est apparu déboussolé. Comme s’il n’avait jamais mis les pieds sur le court mythique du Grand Chelem anglais. Pourtant, en face de lui ne se dressait pas un habitué des lieux. Avec un 8e de finale en 2010 comme meilleure performance, Julien Benneteau n’avait évidemment pas la faveur des pronostics.

En état de grâce, le Français a pourtant bien failli créer la deuxième énorme sensation du tournoi dans le tableau masculin. Efficace sur sa mise en jeu et se permettant même quelques passings d’exception, le Bressan a régalé le public britannique. Et fortement ennuyé le sextuple vainqueur du tournoi. Au point de remporter la 1ère manche (6-4), avant de serrer le jeu pour empocher la 2e au tie-break. Essoufflé par ses deux manches d’anthologie, le 32e mondial a ensuite été dominé dans le 3e set (6-2), pour mieux se « rebiffer » ensuite. Profitant des errements du Suisse, Benneteau a retrouvé son niveau des deux premiers sets, étant même à deux points de la victoire dans le tie-break de la 4e manche, finalement perdue. Une occasion qui ne se présentera pas de nouveau, Federer bouclant rapidement le match dans le dernier set (6-1).

Federer : « J’ai juste essayé de rester vivant »

Battu à Bercy en 2009 lors de sa dernière confrontation avec Benneteau, Federer a donc pris sa revanche, mais non sans mal. « C’était un match très dur, avoue l’homme aux 16 Grands Chelems. J’ai eu un peu de chance pour m’en sortir, mais j’y ai cru vraiment très fort jusqu’à la fin. Il était usé dans le 5e set. Dans le 3e et le 4e set, j’ai juste essayé de rester vivant. La dernière fois à Bercy, c’était difficile et ici, il m’a encore fait douter. »

Conscient d’être passé tout près de sa première élimination à Londres avant les quarts de finale depuis 2002, Federer a tenu à attendre son adversaire du jour à sa sortie du court pour partager une ovation que les deux hommes ont bien méritée. Seule différence, mais de taille, Roger Federer aura, lui, le droit d’y regoûter en 8e de finale face au Belge Xavier Malisse.

Alexandre Alain