RMC Sport

Mannarino veut y croire

-

- - -

Le jeune Français affronte Roger Federer ce jeudi au deuxième tour de Wimbledon. Un match qu’il se refuse à considérer comme perdu d’avance, malgré la valeur de son adversaire, six fois vainqueur sur le gazon londonien.

C’est l’une des bizarreries du tennis français. Adrian Mannarino a beau être le septième meilleur joueur du pays et disputer le plus beau tennis de sa carrière, il est toujours à la recherche d’un équipementier. « Heureusement, j’ai la chance d’avoir un très bon ami sur le circuit qui me fournit, souffle le 55e joueur mondial. Benoît (Paire, 115e au classement ATP, ndlr) comprend bien la situation et il est prêt à me donner un petit coup de main quand il le faut ! »

Ce jeudi, le natif du Val-d’Oise va devoir particulièrement soigner sa tenue, puisque c’est Roger Federer, numéro 3 mondial et sextuple vainqueur de Wimbledon (2003, 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009) qui se dresse devant lui. Un mythe, qu’il pourrait affronter sur le tout aussi légendaire court central. « Jouer Federer à Wimbledon, c’est incroyable, avoue-t-il. Je vais essayer de bien discuter avec mes coaches pour aborder le match sans partir perdant ou être dépassé par l’évènement. S’il y a une petite fenêtre pour passer, je tenterai ma chance à fond. »

« S’il y a une petite fenêtre pour passer… »

Un état d’esprit décomplexé qui a permis au joueur de 22 ans d’atteindre les quarts de finale du tournoi du Queen’s il y a dix jours. Il avait alors éliminé Gilles Simon (sur abandon) et surtout Juan Martin Del Potro , tête de série numéro 12. « Si on rentre perdant sur le court, le match est fini, explique-t-il. Contre Federer, il faut se mettre dans la tête que ce sera super dur. Mais il y a quand même une chance à jouer. »

Vainqueur de l’Irlandais Conor Niland en cinq sets (4-6, 6-4, 7-6, 4-6, 6-4) au premier tour, celui qui s’était révélé en 2008 à Metz, où il avait atteint les demi-finales, sait qu’il n’a rien à perdre. Et même tout à gagner. Car en cas de bonne performance, ses petits problèmes d’équipementier pourraient rapidement s’arranger.