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Tennis: Wimbledon et son assurance anti-catastrophe

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Wimbleodn - Icon Sport

Ce mercredi, une réunion en urgence du board du All England Club doit avoir lieu pour acter l’annulation du Grand Chelem mythique de Wimbledon. Ce serait une première depuis la seconde Guerre mondiale. Au-delà de la disparition du Temple du tennis pour 2020 à cause de la pandémie du coronavirus, la façon dont les dirigeants londoniens ont anticipé il y a quelques années tout type de catastrophe qui empêcherait la tenue de leur tournoi, est inédite.

Une police d’assurance anti-annulation

Chaque édition de Wimbledon est un gain d’environ 250 millions de livres sterling (283 millions d’euros) pour le All England Club (254,8 £ en 2018, 288 millions d’euros). Une somme légèrement supérieure aux gains de Roland-Garros (260 millions d’euros, soit 230 millions de livres sterling). Pour se préserver de toute catastrophe extérieure qui engendrerait l’annulation du troisième tournoi du Grand Chelem de la saison, les dirigeants londoniens ont souscrit une police d’assurance à 7 chiffres selon le Daily Mail.

Ce contrat leur permettrait de préserver les finances du tennis britannique si le tournoi n’a pas lieu en 2020 (programmé initialement du 29 juin au 12 juillet). D’où le timing serré entre la communication la semaine dernière et cette réunion d’urgence prévue aujourd’hui qui laisse transparaître une certaine sérénité sur le plan financier. Parce qu’on trouverait dans cette police d’assurance une clause spéciale « pandémie » incluse dans le contrat il y a seulement quelques années. Wimbledon est donc protégé contre l’annulation du tournoi pour cause de coronavirus. Mais ce n’est pas tout.

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Protection contre le décès de la Reine, ou une attaque terroriste

Dans ce contrat inédit sur le circuit, les dirigeants ont tout prévu. Ils se sont prémunis contre le décès de leur marraine historique du All England Lawn Tennis & Croquet Club la Reine Elisabeth II (âgée de 93 ans et qui a passé le relais pour Wimbledon à Kate Middleton depuis quelques saisons). Une disparition qui déclencherait un deuil national Outre-Manche, et donc une possible annulation du tournoi, période qui figure également au contrat d’assurance. Mais on y trouverait aussi la protection contre les attaques terroristes en cause d’annulation. Une police d’assurance qui pourrait donner des idées à d’autres organisateurs de tournoi. Mais ce type de contrat ne serait désormais plus possible à l’avenir notamment en ce qui concerne la clause « pandémie ». Au grand dam de Roland-Garros qui pourrait devoir affronter les conséquences financières d’une année 2020 blanche si le tournoi ne pouvait se tenir en septembre prochain. 

Anthony Rech