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Wimbledon: Djokovic explique son travail mental quand le public est contre lui

Si Novak Djokovic a brillamment remporté Wimbledon pour la 5e fois de sa carrière ce dimanche, le public du Centre Court soutenait majoritairement Roger Federer, son adversaire en finale. Un handicap que le Serbe parvient à surmonter grâce à son mental.

Novak Djokovic et Roger Federer ont offert un immense spectacle ce dimanche en finale de Wimbledon. Après cinq heures de jeu et un dernier set d’anthologie, personne ne contestera la victoire du numéro 1 mondial, tenant du titre et quintuple vainqueur sur le gazon britannique.

Sauf qu’à l’applaudimètre, le Centre Court avait clairement choisi son camp et exprimé sa préférence pour le recordman des victoires en Grand Chelem (20). Chaque point du Suisse fut acclamé avec ferveur par le public londonien.

"C’était difficile de ne pas être au courant, a réagi avec humour Djokovic. Il y a une atmosphère électrique, ce genre de bruit, notamment pendant les moments décisifs, quand on est à égalité. Bien sûr, si vous avez la majorité du public avec vous, ça aide, cela donne de la motivation, de la force, de l’énergie. Mais si ce n’est pas le cas, il faut trouver tout ça à l’intérieur de soi-même. "

"Quand le public crie Roger, j’entends Novak"

Marque des champions qui ne laissent rien au hasard, "Djoko" a effectué ce travail mental qui lui a donc permis de ne pas être perturbé par l’ambiance du Centre Court. "Parfois, vous essayez d’ignorer tout ça, ce qui est assez difficile. Alors j’essaie de changer la réalité : quand le public crie "Roger", j’entends "Novak". Ça peut sembler idiot mais c’est comme ça. J’essaie de me convaincre que c’est comme ça." Et surtout, ça marche.

AB avec ES à Londres