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Wimbledon: Gilles Simon s'est offert un joli sursis

Gilles Simon

Gilles Simon - @AFP

Alors qu’un troisième tie-break – qui aurait pu lui être fatal – se profilait, Gilles Simon a trouvé les ressources pour subtiliser la troisième manche à Juan Martin del Potro. Reprise mardi, pas avant 14h.

Après les éliminations d’Adrian Mannarino et de Gaël Monfils, le zéro pointé couvait pour les Français encore en lice lors du "manic monday" de Wimbledon, journée démoniaque où l’intégralité des huitièmes de finale est au menu. Mais Gilles Simon, 53e mondial, est un combattant de l’extrême. Distancé deux sets à rien par Juan Martin Del Potro, le Français voulait éviter à tout prix un troisième tie-break. Les deux premiers jeux décisifs avaient mal tourné et si l’on ajoute que Monfils avait perdu les trois siens, ce n’était pas le jour…

13/15 balles de break sauvées !

Le "miracle" est intervenu sous la forme d’un retour de service que l’Argentin jaugeait mal à 5-6 30-40. "Delpo" demandait le hawk-eye pour la forme mais il avait conscience de sa boulette. Pas de jour off avant de défier, éventuellement, Rafael Nadal, mercredi en quart de finale.

Avant d’envisager face à l’Espagnol une revanche de Roland-Garros sur une surface moins hostile, le Sud-Américain devra se défaite de Gilles Simon, accrocheur en diable. Un véritable sparadrap ! Songez que le Niçois a écarté 13 balles de break sur 15. Et au moment de l’interruption due à l’obscurité, la pendule indiquait 3h17 de jeu. Véritable lapin mécanique, le Français avait couvert 4,142 km, 198 mètres de plus que son adversaire, plus à l’aise dans le "parpinage".

Simon vise un deuxième quart à Wimbledon

A deux doigts de quitter le Top 100 en fin de saison dernière, Gilles Simon, 53e mondial, est à nouveau compétitif. Un titre à Pune, début janvier, puis une finale à Lyon, où il a failli se payer Dominic Thiem, l’ont totalement relancé.

Ce mardi après-midi, s’il va chercher les deux sets qui lui manquent, il sera en quarts de Wimbledon pour la deuxième fois de sa carrière, après 2015. Accessoirement, il sera le n°1 français à la Race, le classement qui ne tient compte que des résultats 2018. Cela en dit long sur la faillite des leaders. Et sur la résurgence d’un garçon qu’il ne faut jamais enterrer.

Eric Salliot