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Dopage: Sharapova contrôlée positive

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L’ex-n°1 mondiale Maria Sharapova a annoncé ce lundi avoir subi, lors du dernier Open d’Australie, un contrôle antidopage positif à un médicament qu’elle prend depuis 2006 mais inscrit cette année seulement sur la liste de produits interdits.

Quand Maria Sharapova s’est avancée devant le pupitre, les journalistes convoqués le jour même dans cet hôtel de Los Angeles ne s’attendaient pas une seconde à ce qui allait suivre. Au lieu de la retraite que laissait supposer la nouvelle « majeure » annoncée par le communiqué dans la matinée, la Russe a révélé son contrôle antidopage positif subi le 26 janvier à l’Open d’Australie, après son élimination en quarts contre Serena Williams. Informée il y a quelques jours par la Fédération internationale de tennis (ITF), Sharapova a immédiatement assumé l’« entière responsabilité » de sa « grosse erreur ».

Tout de noir vêtue et la gorge serrée, l’ancienne n°1 mondiale s’est ensuite justifiée sur la présence d’une substance interdite dans son organisme : « Ces dix dernières années, mon médecin de famille m’a prescrit un médicament appelé meldonium. Pendant dix ans, il n’était pas sur la liste des produits interdits et j’en ai pris légalement. Mais depuis le 1er janvier, les règles ont changé et le meldonium est devenu un produit interdit, ce que je ne savais pas. »

« Je ne peux blâmer personne à part moi-même »

Principalement utilisé pour la prévention des infarctus, le meldonium est classé parmi les hormones et modulateurs métaboliques depuis cette année. « J’ai commencé à prendre en 2006 parce que j’avais plusieurs soucis médicaux à l’époque, , a développé Sharapova. J’étais souvent malade, j’avais des carences en magnésium et mes électrocardiogrammes présentaient des irrégularités. En plus, j’ai des antécédents de diabète dans ma famille. Ce médicament me permet de rester en bonne santé et c'est pour ça que je continue à en prendre. »

La joueuse de 28 ans, qui a remporté cinq tournois du Grand Chelem durant sa carrière, a cependant concédé qu’elle aurait dû savoir que le meldonium était désormais prohibé. « J’ai reçu en décembre un mail de l’ITF avec un lien vers la liste des produits interdits pour 2016. Je n’ai pas regardé cette liste… », a-t-elle soufflé. « Je ne peux blâmer personne à part moi-même, a poursuivi Sharapova. Je suis la seule responsable. J’ai laissé tomber mes fans et ce sport que je pratique depuis que j’ai quatre ans et que j’aime tant. Je ne veux pas arrêter ma carrière là-dessus et j’espère qu’on me donnera une seconde chance pour rejouer au tennis. » Son destin est désormais entre les mains de l’ITF, qui a annoncé dans la foulée sa suspension à titre conservatoire à partir du 12 mars, en attendant sa sanction définitive.