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Vendée Globe: Bestaven remercie Dalin pour son fair-play

Grand vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven a confié ce jeudi sa joie dans le Super Moscato Show, sur RMC. Il en a aussi profité pour souligner le fair-play de Charlie Dalin, qui a éteint le début de polémique sur les compensations de temps.

Son nom restera à jamais inscrit au palmarès de la plus prestigieuse course autour du monde. A 48 ans, Yannick Bestaven a remporté ce jeudi matin le Vendée Globe 2020-2021, terminant pour une poignée d'heures devant Charlie Dalin et Louis Burton. De quoi ravir le skipper français, qui est revenu sur cette fantastique performance dans le Super Moscato Show, sur RMC.

"Dans l’univers de la course au large, le Vendée Globe c’est notre championnat du monde à nous, c’est l’Everest des marins, il n’y a rien de plus difficile, rappelle-t-il. C’est un truc dont je rêvais, je me rappelle des arrivées à l’époque, de Titouan Lamazou et des autres, je regardais ça à la télé, les mecs géraient leurs pépins tout seuls. Maintenant ça s’est professionnalisé, on est sur de vraies machines de guerre. Mais finir sur la première marche du podium, quoi de mieux?"

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"J’avais un peu peur qu'à l'arrivée on me dise que je ne suis pas légitime"

L'histoire retiendra aussi que le vainqueur du 9e Vendée Globe a franchi la ligne d'arrivée en troisième position. Et qu'il s'est imposé grâce aux compensations de temps accordées pour le sauvetage de Kevin Escoffier. De quoi le frustrer? "Non, du tout, assure-t-il. Je sais qu’il y a eu quelques polémiques avant l’arrivée par rapport au temps compensé, et non bonifié, j’insiste bien là-dessus. Mais quand la direction de course m’a appelé en décembre pour faire demi-tour et sauver un pote dans son radeau de survie, par six mètres de creux, qu’il fallait le chercher dans la nuit, c’était un enfer à vivre. Et pendant ce temps-là les autres continuaient la course. Charlie Dalin a su remettre le clocher au centre du village à l'arrivée, il a arrêté toute polémique, il a été super fair-play."

Et Bestaven de développer: "J’étais un peu au courant de la polémique, maintenant avec les moyens à bord on peut même aller sur les réseaux sociaux, j’arrivais à lire quelques bêtises là-dessus, d’ailleurs j’avais un peu peur qu'à l'arrivée on me dise que je ne suis pas légitime. C’est pour ça que j’ai trouvé très bien la réaction de Charlie. C’est sportif, c’est fair-play, j’aime bien ce genre de réactions."

Une grosse déprime au large du Brésil

Epuisé par les 80 jours de course, Bestaven est évidemment soulagé d'en avoir aujourd'hui terminé. Mais il n'oublie pas les moments durs, et les périodes de déprime, comme celle au début de la remontée de l'Atlantique.

"J’ai pété un plomb, j’ai appelé ma compagne à un moment donné pour lui dire que ça n'allait pas, confie-t-il. Je me suis énervé, j’ai hurlé, j’ai tapé sur le bateau… Au large du Brésil il y avait une barrière sans vent, je ne pouvais pas faire autrement que m’arrêter, et tous les copains m’ont rattrapé en deux jours. C'est super dur à vivre. (...) Le Vendée Globe, c’est un ascenseur émotionnel."

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