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Vendée Globe: comment les skippers se préparent au départ avec la crise du Covid

Avant le départ de la course autour du monde, dimanche à 13h02, les 33 skippers du Vendée Globe vont devoir se soumettre à un test PCR. Un frisson avant le grand départ. Mieux vaut être négatif.

Les 33 aventuriers du Vendée Globe vont connaitre ce vendredi un moment de stress peut-être semblable au passage des Mers du Sud ou du Cap Horn. Un petit morceau de coton dans les narines qui va faire monter le palpitant de ces navigateurs pourtant habitués aux situations périlleuses. Tout peut s’écrouler quelques heures plus tard. Adieu Atlantique, Indien, Pacifique pour un test PCR positif. Charlie Dalin, skipper d’Avivia, a les "miquettes" à 24h du test fatidique: "Je crois que c’est la chose qui me stresse le plus." Pour son premier Vendée Globe, Dalin a essayé de minimiser les risques. Il a poussé sa compagne à arrêter de travailler et il est entré assez tôt en confinement.

Un départ est toujours possible en cas de test positif

Depuis ce week-end, les 33 courageux du Vendée Globe sont à l’isolement. Dans une autre bulle, leur équipage. Et dans une troisième, le skipper remplaçant. En couple à la ville et opposés pour la compétition, Samantha Davies (Initiatives-Cœur) et Romain Attanasio (Pure-Best Western) ont passé leur confinement ensemble. Ruben, leur fils de 9 ans, les a quittés mercredi pour retrouver ses grands-parents avant la rentrée des classes. 

Le Vendée Globe, c’est "être baigné dans la foule" image Louis Burton (Bureau Vallée 2). Cette année, c’est raté avec ce huis clos sur les quais et sur l’eau dimanche au moment du départ (13h02). Malgré ces verrous, les skippers n’ont pas eu le droit à la légèreté. En cas de test positif, rien n’est tout à fait perdu. Le concurrent peut s‘élancer jusqu’au 18 novembre. A condition de présenter un résultat négatif. 

Tripon: "Je n’ai pas peur" 

Ces monocoques devraient battre le record de 74 jours établi par Armel Le Cléac’h il y a quatre ans. Chaque heure est précieuse dans ce sprint de 24.296 miles. Il est autorisé d’envoyer à la barre le skipper remplaçant. Vainqueur du Rhum, Paul Meilhat est le "substitute" de Sam Davies par exemple. "Je n’ai pas peur, répète Armel Tripon (L’Occitane en Provence). En étant prudent, normalement, il n’y a pas de risque." Le flegmatique Jean Le Cam (Yes We Cam) ne transpire pas une seconde "puisque c’est une obligation". Yves Auvinet, le patron de la course autour du monde, a monté un système pour "protéger au maximum les skippers pour qu’ils puissent partir dans les mêmes conditions". Ce n’est quand même pas un petit coton tige dans les narines qui va impressionner ces loups de mer.

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Vendée Globe

M.M. aux Sables d’Olonne