RMC Sport

Vendée Globe en direct: "J'avais l'espoir", confie Escoffier sur BFM TV

-

- - -

Alors qu’il se trouvait en troisième position du Vendée Globe, Kevin Escoffier a déclenché ce lundi sa balise de détresse. Le skipper de PRB a expliqué à son équipe à terre qu’il avait de l’eau dans son bateau. Jean Le Cam, Boris Herrmann, Yannick Bestaven et Sébastien Simon se sont déroutés pour lui porter secours, dans des conditions difficiles. Dans la nuit de lundi à mardi, Le Cam a finalement secouru Escoffier.

[09h20]

Escoffier: "Il ne faut pas trop gamberger"

Quelques heures après le sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam, les deux hommes se sont confiés sur BFM TV ce mardi matin. "J'ai eu du mal parce que la nuit tombait, explique Le Cam. Je n'avais plus qu'une demi-heure pour repérer quelque chose, tu commences à stresser un peu. C'est une lumière qui nous a sauvés, c'est un peu contradictoire. Je suis arrivé sur lui directement et Kevin me dit: 'maintenant?', j'ai dit: 'oui maintenant, là, c'est maintenant tout de suite'. C'est sûr que les expériences de fortunes de mer, quand on fait ce métier, il y en a forcément. A chaque fois, c'est une couche de plus, ça forge l'expérience.

"Ça va beaucoup mieux, j'ai mangé, j'ai une sieste, j'ai dormi deux heures, a expliqué Escoffier. Ça va beaucoup mieux que la journée d'hier qui a été très compliquée. Dans les faits, ça (l'avarie) a été plus rapide que ce que vous pouvez imaginer. On arrivait dans un endroit où la mer et la vent ne faisait que forcer, je suis parti dans un vague. Dans le bas de la vague, l'étrave est rentré dans l'eau et quand elle était ressortie, le bateau était replié à 90°. Vous pouvez imaginer la quantité d'eau dans le bateau, j'ai eu le temps de récupérer une combinaison de survie, j'avais une balise qui a permis à Jean de me récupérer la première fois. En regroupant les affaires, dans un radeau, une vague m'a emporté et m'a jeté à l'eau. J'aurais bien aimé reste un peu plus longtemps dans le bateau."
"J'avais l'espoir. Je me demandais plus, comme je n'avais pas les moyens de de communiquer avec Jean, si un hélicoptère allait venir ou si jean allait faire la manoeuvre. Il y avait ces questions. Il y a des rations de survie sur le radeau, j'ai essayé de boire et manger, de ne pas avoir froid, de rester en boule et d'évacuer l'eau, il ne faut pas trop gamberger. Il faut évacuer les mauvaises pensées et le penser à plan suivre. Il faut rester positif."

"Quand je l'ai vu, il faut être dans l'action. Il m'a envoyé un bout (une corde) avec une frite au bout et on a tracté le radeau. Le bateau de Jean montait et descendait. J'ai réussi m'accrocher à un tube de barre. Quand on touche le tube de barre, on ne le lâche pas celui-ci."

[08h09]

Quelle est la suite pour le Cam? 

Quatrième au moment du sauvetage de Kevin Escoffier, Jean Le Cam va pouvoir reprendre la course. Mais la suite n'a pas encore été précisée par la direction de course. Le skipper de Yes We Cam! va d'abord devoir déposer son nouveau compagnon de retour avant de reprendre sa marche en avant. 

Le Cam, tout comme les trois autres concurrents déroutés auront le droit de repartir, comme le précise le règlement. Ils récupéreront les heures perdus par le sauvetage au classement après délibération du jury de course. Si Le Cam a utilisé son moteur, il faudra qu'il le scelle à nouveau avec des plombages vérifiés sur photo par la direction de course. Ils seront à nouveau vérifiés à l'arrivée. Cela avait été le cas pour Armel Le Cléac'h notamment en 2008-2009 quand il s'était dérouté pour le sauvetage de Jean Le Cam par Vincent Riou.

[08h01]

Le récit du sauvetage dantesque d'Escoffier

Récit des folles heures ayant suivi l'avarie brutale et rare du bateau de Kévin Escoffier, secouru dans des conditions dantesques par Jean Le Cam après avoir passé onze heures dans un radeau de survie sur le Vendée Globe. 

>> Bateau cassé en deux, signal perdu... le récit du sauvetage dantesque d'Escoffier

[07h33]

Le premiers mots d'Escoffier après son sauvetage

"On a bien bossé avec Jean. En arrivant, je lui ai dit: 'je suis désolé, tu fais une course de barjot, je suis désolé de te niquer ton truc'. Il m'a dit: 'ben écoute, la dernière fois, c'était l'inverse, c'est PRB qui m'a récupéré'. Je suis désolé pour le bateau. J'ai renforcé le bateau tout ce que j'ai pu. J'ai zéro regret, j'ai mis 200 kilos de carbone dans le bateau, j'ai tout renforcé de partout. Vous voyez les films sur les naufrages, c'était pareil mais en pire. En quatre secondes, le bateau a planté, l'étrave s'est repliée à 90°. J'ai mis la tête dans le cockpit. J'ai eu le temps d'envoyer un texto, une vague a déréglé tout l'électronique. C'est un truc de barjot. Plier un bateau en deux! J'en ai fait mais celle-ci..."

[06h43]

Le Cam raconte le sauvetage fou d'Escoffier

Jean Le Cam (Yes We Cam!) a expliqué les circonstances de son sauvetage de Kevin Escoffier (PRB) dans la nuit de lundi à mardi après avoir passé 11 heures sur un radeau de survie. 

>> Le témoignage de Le Cam à lire ici

[06h04]

"Le bateau d'Escoffier s'est cassé en deux", confie le directeur de course

Jacques Caraës, directeur de la course du Vendée Globe, a expliqué les circonstances de l'appel à l'aide de Kevin Escoffier. "La balise de détresse a été actionnée, cela correspond à une demande prioritaire. Jean-Marc Le Failler, son manager, a aussi reçu un message très rapide: 'je demande assistance, je coule, ce n'est pas une connerie'. Ça s'est passé d'une façon hyper brutale, le bateau s'est cassé en deux, l'étrave est montée à 90 degrés. Il a juste eu le temps de revêtir sa combinaison de survie et de se mettre à l'eau avec son bib, son fameux radeau de survie qui se gonfle automatiquement avec une balise de détresse sur le dos et une petite balise personnelle."

[05h24]

Le Cam a secouru Escoffier qui est sain et sauf!

Le skipper français Kevin Escoffier (PRB), monté sur son radeau de survie après une importante voie d'eau sur son bateau, a été récupéré sain et sauf par son compatriote Jean Le Cam (Yes we Cam!), a annoncé mardi l'organisation du Vendée Globe. "C'est à 2h18 heure française (1h18 GMT) que le team PRB a été informé du sauvetage. Le skipper de PRB est apparu souriant, emmitouflé dans sa combinaison de survie aux côtés de Jean Le Cam", a tweeté l'organisateur.

>> Les détails du sauvetage ici

[00h46]

Dalin passe le Cap de Bonne-Espérance

En tête du Vendée Globe, Charlie Dalin (Apivia) a passé le Cap de Bonne-Espérance à 0h11 (heure française), dans la nuit de lundi à mardi.

[23h15]

L'organisation fait le point sur la situation d'Escoffier

Dans un communiqué commun avec l'équipe de PRB, l'organisation fait le point sur la situation de Kevin Escoffier. Les recherches se poursuivent, dans cette mer très formée, alors que le skipper a été vu par Jean Le Cam sur son radeau de survie après le naufrage de son bateau, vraisemblablement équipé de sa combinaison de survie. Un contact vocal s'est également produit entre les deux navigateurs. Yannick Bestaven est aussi sur zone. Boris Herrmann devrait arriver prochainement. Sébastien Simon est espéré un peu plus tard. "Un process fin de quadrillage de la zone a été établi et sera effectué par les quatre IMOCA venus porter assistance", indique l'organisation. Kevin Escoffier possède sa balise personnelle et a de quoi signaler sa présence. Le jour se lèvera à 4h30 (heure française) sur la zone de recherche. Avec l'espoir de retrouver Kevin Escoffier. 

[22h28]

Escoffier avait déjà connu une avarie importante en début de course

Trois jours après le départ de ce Vendée Globe, le 11 novembre, le skipper de PRB avait déjà rencontré un souci important en mer. Des centaines de litres d’eau s’étaient infiltrées dans son bateau. Après plusieurs heures de réparation et l’utilisation d’une pompe, Kevin Escoffier, qui est ingénieur de formation, avait réussi à rétablir la situation.

"Option jacuzzi ce matin sur PRB, avait-il plaisanté dans une vacation vidéo. Je suis venu pour faire mon check habituel de la zone avant et voilà ce que j’ai constaté. Je suis en train d’éponger. Il faut que je tienne le coup pendant une heure, avant de virer et je pourrai réparer ça. Allez, bonne journée humide à tout le monde." Rien ne permet d’établir un lien entre cet incident et celui qui l’a contraint à déclencher sa balise de détresse tout à l’heure.

[22h24]

Dalin en tête au pointage de 22h

La direction de course communique le classement actualisé, avec Charlie Dalin (Apivia), en tête devant Thomas Ruyant (LinkedOut). Sans donner plus de précisions sur le sauvetage de Kevin Escoffier.

[22h18]

Voilà à quoi ressemble un radeau de survie...

[22h07]

Bestaven également sur zone

Yannick Bestaven (Maître Coq IV) est arrivé dans la zone où Kevin Escoffier a déclenché sa balise de détresse en début d’après-midi, dans les 40es Rugissants. Après avoir fait de nombreux va-et-vient près du dernier endroit où le bateau PRB a été localisé par satellite (il y a sept heures), Jean Le Cam, qui a connu un problème de moteur l’empêchant de porter secours à son concurrent, s’est légèrement écarté. Sans doute pour rechercher le radeau de survie d’Escoffier, dont il aurait perdu le visuel. Boris Hermann (Yatch Club de Monaco) est également en approche.

[21h42]

Le Cam aurait perdu le visuel avec Escoffier

Selon Le Télégramme, Jean Le Cam aurait perdu le visuel avec le radeau de survie dans lequel se trouve Kevin Escoffier. Le skipper de Yes We Cam!, arrivé sur zone vers 17h, a rencontré un problème moteur et n'a pas pu porter assistance à son concurrent. C'est pourquoi la direction de course aurait demandé à trois autres skippers (Boris Herrmann, Yannick Bestaven et Sébastien Simon) de se dérouter pour venir en renfort.

[21h35]

Les conditions météo qui ont mis à mal Escoffier

Lors d'une vacation vidéo, enregistrée dans la journée, Yannick Bestaven montre les conditions très difficiles dans lesquelles se trouvent les concurrents du Vendée Globe. "Voilà à quoi ressemble une journée dans les 40es. C’est l’été austral. Je n’aimerais pas venir par ici l’hiver. Ce n’est pas simple d’aller vite dans ces conditions-là. Il y a 5 mètres de vague", explique le skipper de Maître Coq IV, qui s'est dérouté pour aller aider Kevin Escoffier, toujours dans son radeau de survie, au sud-ouest de l'Afrique du Sud.

[21h28]

Les skippers déroutés ne seront pas pénalisés

Les quatre skippers, qui se sont déroutés pour aller porter secours à Kevin Escoffier auront le droit de repartir une fois le sauvetage effectué. Ils récupéreront les heures perdues au classement, après délibération du jury de course. S'il y a utilisation du moteur, il faudra qu'ils le scellent à nouveau avec des plombages.

XG

[20h42]

Le Cam est sur zone, les trois autres skippers en route

Jean Le Cam est pour l'instant le seul skipper à être arrivé sur zone (vers 17h) afin de porter assistance à Kevin Escoffier. Mais le doyen de la flotte (61 ans) a rencontré un problème de moteur qui l'a empêché d'intervenir convenablement. Boris Herrmann (Yatch Club de Monaco), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Sébastien Simon (Arkea-Paprec), qui se sont également déroutés, sont actuellement en route.

[20h39]

Le Cam avait lui-même été secouru en 2008

En janvier 2008, c'est Jean Le Cam qui avait dû être secouru sur le Vendée Globe. Après la perte de son bulbe de quille, au passage du cap Horn, il avait alors donné l'alerte. Et c'est Vincent Riou, alors sur PRB, qui s'était dérouté pour venir lui prêter main forte. Ce dernier avait endommagé son bateau en aidant Le Cam, au point d'abandonner la nuit suivante. Armel Le Cléac'h s'était lui aussi dérouté lors de cet incident. Douze ans et dix mois plus tard, Le Cam tente de porter assistance à Escoffier, toujours dans son radeau de survie au sud-ouest de l'Afrique du sud.

[20h27]

Un quatrième skipper se déroute!

Après Jean Le Cam (Yes We Cam!), Boris Herrmann (Yatch Club de Monaco) et Yannick Bestaven (Maître Coq), la direction de course vient de demander à Sébastien Simon de se dérouter également. Le skipper d'Arkea-Paprec va lui aussi rejoindre la zone où Kevin Escoffier se trouve dans son radeau de survie, dans les 40es Rugissants, au sud-ouest de l'Afrique du Sud.

[20h21]

Escoffier, expérimenté mais bizuth sur le Vendée

Kevin Escoffier participe à son premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Fort de ses expériences sur la Volvo Ocean Race, en équipage et avec escale, dont une victorieuse en 2018, le skipper de 40 ans s'est vite placé dans le groupe de tête après le départ des Sables-d'Olonne. Il avait pris la troisième place de la course pour la première fois, dans la nuit de dimanche à lundi. Avant de voir son bateau prendre l'eau en début d'après-midi et de réclamer de l'aide.

[20h17]

Herrmann et Bestaven en chemin

Depuis qu'Escoffier a donné l'alerte, seul Jean Le Cam a pu le rejoindre vers 17h. Mais le skipper de Yew We Cam! a rencontré un problème de moteur, qui l'a empêché d'intervenir correctement pour secourir son concurrent. L'Allemand Boris Herrman (Yatch Club de Monaco) et Yannick Bestaven (Maître Coq IV) se sont déroutés à leur tour. Ils sont actuellement en chemin.

[20h14]

Le radeau de survie, une première depuis sept ans

La dernière fois qu'un concurrent du Vendée a utilisé son radeau de survie, c'était en février 2013. Après avoir chaviré, l'Espagnol Javier Sanso avait alors attendu 12 heures avant d'être secouru. Rappelons que l'épreuve a lieu tous les quatre ans depuis sa deuxième édition en 1992-1993.

[20h11]

Le premier sauvetage de cette édition

Aucun skipper n'avait encore eu besoin d'être secouru sur ce Vendée Globe. Kevin Escoffier est le premier à avoir déclenché sa balise de détresse, au 22e jour de course.

[20h04]

Un sauvetage au sud-ouest de l'Afrique du Sud

Kevin Escoffier est actuellement dans les 40es Rugissants, une zone de l'hémisphère sud réputée pour ses vents violents. Le skipper de PRB, qui s'est réfugié dans son radeau de survie, se trouve précisément au sud-ouest de l'Afrique du Sud. Il se dirigeait vers le célèbre Cap de Bonne-Espérance, un promontoire rocheux situé au sud de la ville du Cap, qui marque le passage du sud vers l'est pour les navigateurs.

[19h56]

Le soutien d'Alexia Barrier

La skipper de TSE-4MyPlanet suit les événements à distance. Avec une certaine appréhension.

[19h51]

Des conditions très difficiles sur place

La mer est particulièrement agitée dans le secteur où se trouve Escoffier. Avec une eau à 14 degrés, des vagues de 5 mètres et des rafales puissantes dans les 40es Rugissants (une zone de l'hémisphère Sud réputée pour ses vents violents). La nuit est tombée. De quoi compliquer sérieusement l'opération de sauvetage.

[19h46]

Un troisième skipper dérouté pour venir en aide à Escoffier

Jean Le Cam a été le premier concurrent à se dérouter afin de porter secours à Kevin Escoffier, qui s'est réfugié dans son radeau de survie. Le skipper de Yes We Cam! est arrivé sur zone vers 17h. Mais il a rencontré un problème de moteur. Deux autres skippers, Boris Herrmann (Yatch Club de Monaco) et Yannick Bestaven (Maître Coq IV), ont été détournés dans la foulée pour tenter de lui prêter main forte. Ils sont en chemin.

[19h40]

Inquiétude sur le Vendée Globe

Alors qu’il se trouvait en troisième position de la flotte, Kevin Escoffier a déclenché sa balise de détresse, ce lundi, lors du 22e jour de course. Le skipper de PRB, âgé de 40 ans, a donné l’alerte à 14h46 alors qu'il naviguait dans les 40es Rugissants (une zone de l'hémisphère Sud réputée pour ses vents violents). Il a expliqué à son équipe à terre qu’il y avait de l’eau dans son bateau. Jean Le Cam (Yes We Cam!), Boris Herrmann (Yatch Club de Monaco) et Yannick Bestaven (Maître Coq) se sont déroutés pour venir le secourir. Mais les conditions sur place sont très difficiles et la nuit est tombée. Escoffier se trouve dans son radeau de survie. Le sauvetage s'annonce difficile. Suivez-le en live avec nous!

dossier :

Vendée Globe