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Vendée Globe: "Je n'ai même pas vu le caillou", s'amuse Bestaven, premier à franchir le Cap Horn

Leader du Vendée Globe après le passage du Cap Horn, Yannick Bestaven (Maître Coque IV) a confié ce dimanche dans le RMC Sport Show ne même pas avoir vu ce point symbolique. Avant la remontée de l'Atlantique, le skipper refuse toujours de parler de victoire finale.

Il est le premier skipper à avoir franchi durant ce Vendée Globe le Cap Horn, qui marque la limite entre le Pacifique et l'Atlantique, et donc le début de la "remontée" vers les Sables-d'Olonne. Leader de la course avec 68 milles d'avance sur Charlie Dalin au dernier pointage, Yannick Bestaven (Maître Coq IV) a évoqué ce dimanche soir, dans le RMC Sport Show, cette nouvelle étape de franchie dans son tour du monde.

"C'est mon premier Cap Horn, je suis content de l’avoir franchi et d’être sorti des mers du sud, les conditions étaient difficiles, témoigne le marin de 48 ans. C’était quand même la galère, on a pris une sacrée dépression, des rafales à 60 nœuds, une mer de 8 à 10 mètres… Je n’avais jamais vu des vagues aussi grosses. Et ça a duré. C’est difficile pour le bateau, difficile pour le bonhomme aussi, on sort de ce Cap Horn rincés. Je ne l’ai même pas vu en plus, parce que j’ai dû passer plein sud pour éviter la remontée du plateau. Donc le Cap Horn, j’ai passé la longitude, mais je n’ai pas vu le caillou, c’est dommage pour une première (rires). Après je suis content d’être là, et content d’être devant."

"Ça va être la bagarre, pour moi la course recommence maintenant"

Pour autant, ne parlez pas encore de victoire finale au garçon... "Houlà! La route vers la victoire est encore très longue et compliquée, tempère Bestaven. Il y a beaucoup de zones de transition à passer, avec peu de vent. Et puis Charlie n’est pas très loin derrière moi, avec un bateau plus performant dans les conditions medium. Ça va être la bagarre, pour moi la course recommence maintenant, on verra bien. Je ne me prends pas la tête, j’essaie de faire ma route au mieux, de bien choisir ma trajectoire, c’est un instant crucial. Il y a des choix à faire, je me concentre plus sur cela que sur la première place."

En attendant la "bagarre", Bestaven a profité des conditions météo plus calmes pour souffler un peu, et faire le point sur la suite. "La transition a été dure, je me suis retrouvé avec des vents faibles. Cette nuit j’ai pris le temps de faire les choses, de reconnecter les neurones, d’inspecter le bateau et de faire des petites réparations, explique-t-il. J’avais un peu de ficelles abîmées, de choses à faire… J’ai regardé les cartes météo aussi pour réfléchir à la suite. (...) Mais ce dont je rêve c’est de me déshabiller, de me sécher, et de prendre ma deuxième douche sur ce Vendée Globe puisque la première date de longtemps!"

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