RMC Sport

Vendée Globe: Le Cam tacle encore les bateaux à foils et la course à l'armement

Invité du Super Moscato Show ce mardi sur RMC, le skipper Jean Le Cam, qui a terminé quatrième du Vendée Globe avec un bateau d'ancienne génération, a une nouvelle fois taclé la course à l'armement constatée ces dernières années. Selon lui, le règlement doit favoriser les budgets moindres, et donc les plus jeunes concurrents.

Le retour sur la terre ferme ne lui a pas fait perdre sa verve, loin de là. Chouchou du public sur le Vendée Globe 2020-2021, et quatrième à l'arrivée, malgré un bateau d'ancienne génération, le vétéran des mers Jean Le Cam était invité ce mardi du Super Moscato Show, sur RMC. L'occasion pour le skipper de raconter son périple de 80 jours autour du globe, mais aussi de tacler la course à l'armement et le développement des onéreux foils sur les bateaux.

>> Les podcasts du Super Moscato Show

"Ce Vendée Globe a été marqué par des trucs extraordinaires, observe Le Cam. Je me suis retrouvé avec mon ancien bateau devant les fusées actuelles, qui n’en sont pas au final. A un moment il faut remettre les choses à leur place: ce n’est pas parce que tu peins un bateau en noir qu’il va vite."

"Je milite pour diminuer l’impact du pouvoir financier sur le résultat sportif"

Un tacle à la très moderne équipe Hugo Boss d'Alex Thomson? Sûrement, mais pas seulement. "Moi, je milite pour diminuer l’impact du pouvoir financier sur le résultat sportif, développe Le Cam. Une fois que tu as dit ça, il faut le faire. Les fondements du Vendée Globe, c’est que c’est une course qui doit être accessible aux PME et aux jeunes. Il ne faut pas dégoûter les jeunes, il faut les encourager pour qu’il y ait des nouveaux talents, et que ce ne soit pas que l’argent qui fasse le distinguo. Je me bats pour cela, et ce n’est pas fini."

Et si un riche sponsor frappe à sa porte? "Je verrai si on me propose un projet compatible, assure-t-il. Moi je suis un technicien, à partir de là, sur n’importe quel sport ce sont les règles qui font les choses."

Justement, le skipper espère que cette édition poussera les organisateurs à faire un règlement limitant les innovations technologiques. "Les règlements peuvent évoluer, rappelle-t-il. Là on a quand même vécu une course incroyable. Avant le départ si tu n’avais pas de foil tu n’existais pas, tu n’étais qu’un con, et à la fin de la foire il n’y a même pas 24h entre le premier et le huitième. Il faut se poser les bonnes questions... Après, l’être humain a toujours cette capacité à ne pas parvenir à se remettre en cause, qui s’appelle l’ego. Et l’ego est proche de la connerie. Mais on va peut-être trouver des gens capables de prendre des bonnes décisions pour le futur..."

dossier :

Vendée Globe

CC