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Foussard : « Nos adversaires vont nous regarder d’un autre œil »

Le Tourangeau Earvin Ngapeth, avec les Bleus

Le Tourangeau Earvin Ngapeth, avec les Bleus - -

Trois ans après leur dernière participation en Coupe d’Europe où le TVB avait atteint la finale, le manager tourangeau savoure à sa juste valeur la qualification pour les Play-off de la Ligue des champions.

Pascal Foussard, était-ce un objectif du TVB d’atteindre les play-offs de la Ligue des champions ?

On voulait passer ce premier tour, mais quand on a vu les équipes de notre poule (Fenerbahçe, Belgorod, Trévise), on ne faisait pas les fiers ! Quelques-uns des meilleurs joueurs du monde sont réunis dans ces trois équipes, forcément tout le monde nous voyait venir quatrièmes… Puis on a vu des vidéos, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. On s’est créé la réussite qu’on a eue (3 victoires à l’extérieur en 3 matchs, NDLR). On va attendre le tirage au sort, mais tout est permis maintenant. Vu ce qu’on a fait, on peut aller loin. Les autres équipes vont nous regarder d’un autre œil : Trévise avait annoncé que nous étions l’équipe la plus faible du groupe, mais eux vont rester à la maison…

Il y a un esprit, une vraie culture de la Coupe d’Europe, à Tours…

Oui, elle est née il y a une dizaine d’années. Lors des premiers matchs européens, on s’est dit que c’est vers cela qu’il fallait tendre. La Ligue des champions, ça fait grandir un club : jouer des grosses équipes, ça donne une motivation supplémentaire aux joueurs. Lorsqu’on recrute, on essaie d’attirer des joueurs qui ont vraiment faim, qui ont envie de performer dans un club qui joue l’Europe. Ils savent que la Ligue des champions est un objectif important. Certains joueurs français n’ont pas voulu venir chez nous parce que c’est trop compliqué, on a trop la culture de la gagne, ça met trop la pression… Lorsqu’on vient à Tours, on vient pour améliorer son palmarès.

Le volley français marche plutôt bien en Coupe d’Europe depuis quelques saisons, alors que les budgets sont petits par rapport aux autres. Y a-t-il une spécificité au volley français ?

Complètement, on est à des années-lumière de Fenerbahçe ou Belgorod au niveau du budget. Mais beaucoup de joueurs viennent lancer leur carrière en jouant la Ligue des champions à Paris, à Tours ou à Cannes. Certains, comme Nikolov ou Henno, sont devenus les meilleurs du monde à leur poste après avoir commencé à Tours. On essaie de perdurer cela avec des joueurs comme Redwitz ou Konecny, et cela nous permet d’avancer.

Propos recueillis par RM