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Mondiaux d’athlé : Pékin veut se mettre au vert

Les pom-pom girls en répétition au Stade national de Pékin

Les pom-pom girls en répétition au Stade national de Pékin - AFP

Comme en 2008, lors des Jeux Olympiques de Pékin, les autorités chinoises ont mis en place un plan anti-pollution, afin de permettre aux Mondiaux d’athlétisme, qui débutent ce samedi, de se dérouler dans les meilleures conditions.

Un ciel bleu azur. Voilà ce que les habitants de Pékin ont au-dessus de leurs têtes depuis quelques jours. Un phénomène assez rare pour être souligné, puisque Pékin est l’une des villes les plus polluées du monde. Mais un phénomène qui n’est pas du tout dû au hasard, surtout à l’approche des Mondiaux d’athlétisme, qui débutent ce samedi dans la capitale chinoise.

Depuis deux mois, les autorités du pays ont remis en place le « plan anti-pollution », qui avait remarquablement fait ses preuves lors des JO de 2008. L’IAAF et la ville de Pékin travaillent ensemble depuis deux ans pour que les championnats du monde d’athlétisme ne soient pas perturbés par la pollution de la ville. « On aura une météo fabuleuse » a d’ores et déjà promis Essar Gabriel, le secrétaire général de l’IAAF.

Oui mais comment ? L’IAAF comme les autorités chinoises restent assez floues sur ce fameux plan antipollution. « C’est une surveillance très pointue sur l’air, sur l’eau, confie tout de même Essar Gabriel. Nous nous concentrons sur l’air. Les mesures qui ont été prises sont les mêmes que celles effectuées lors des Jeux Olympiques de Pékin. » En clair ? Certaines usines (on parle de plusieurs centaines), principalement des cimenteries, ont ralenti voire tout simplement cessé leurs activités. Et la circulation est alternée. Sur plusieurs semaines, ce type d’action permet d’améliorer de manière importante la qualité de l’air. Ainsi, à l’été 2008, les concentrations de particules fines avaient baissé de plus de 25%.

L’autre objectif : mettre en avant l’écologie

Reste un point d’interrogation : quid des explosions dramatiques survenues à 140 kilomètres de Pékin et de l’éventuel nuage toxique ? « Nous ne sommes pas du tout affectés par cela » assure Essar Gabriel. « Si les vents sont favorables et très violents, il pourrait y avoir une inquiétude. Aujourd’hui, il n’y en a pas » appuie de son côté le président de la Fédération française d’athlétisme, Bernard Amsalem. Tout semble donc au vert pour permettre une excellente tenue de ces Mondiaux. Les organisateurs veulent d’ailleurs profiter de l’événement pour mettre en avant l’écologie et promouvoir, notamment, les efforts de la Chine dans le domaine.

« Vous verrez, la thématique de la cérémonie d’ouverture est orientée sur l’environnement, révèle Essar Gabriel. Le design de la médaille est aussi complétement orienté sur ce sujet. Certains diront que c’est abuser de la réalité. D’autres diront aussi que c’est une volonté de la part du gouvernement chinois. On sait que dans le plan général du gouvernement chinois pour les années à venir, la question de l’environnement, qui doit cohabiter avec l’économie, est centrale. Nous sommes vraiment fiers de voir cela se cristalliser sur la médaille et sur des symboles comme la cérémonie d’ouverture. »

Antoine Arlot