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Dopage: Calvin déboutée par le Conseil d'État, sa suspension de 4 ans maintenue

Le Conseil d'État a rejeté le recours de Clémence Calvin, qui contestait sa suspension de quatre ans prononcée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Elle avait été sanctionnée pour s'être soustraite à un contrôle inopiné effectué en mars 2019 à Marrakech.

La suspension de quatre ans est maintenue. Clémence Calvin a été déboutée ce jeudi par le Conseil d'État. L'athlète française de 29 ans avait formulé ce recours pour contester la sanction prononcée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour s'être soustraite à un contrôle antidopage inopiné à Marrakech le 27 mars 2019. La plus haute juridiction administrative estime qu'il n'existe pas de "doute sérieux quant à la légalité" de la décision prise en novembre dernier. Le recours de son mari et entraîneur Samir Dahmani, qui a écopé de la même durée de suspension, est également rejeté.

Déjà privée des Mondiaux de Doha, la vice-championne d'Europe 2018 du marathon ne pourra donc pas participer aux Jeux olympiques de Tokyo prévus cet été. Son retour à la compétition ne pourra avoir lieu qu'en 2023.

Deuxième déconvenue devant le Conseil d'État

Selon l'AFLD, Clémence Calvin avait fui le contrôle antidopage avec l'aide de son mari et entraîneur Samir Dahmani, accusé d'avoir fait obstruction en s'interposant face aux contrôleurs. La Française a ensuite toujours réfuté les accusations. Elle a assuré que trois personnes l'avaient abordée dans la rue, sans évoquer un contrôle, et que l'un d'eux s'était présenté comme un policier exigeant qu'elle les mène à son mari. Elle avait dénoncé son comportement violent, assurant qu'il avait fait tomber son enfant de deux ans en lui prenant le bras sans ménagement. Un témoignage anonyme avait toutefois accrédité la version de l'AFLD.

En faisant appel au Conseil d'État, Clémence Calvin disait avoir "confiance en une vraie justice indépendante", estimant que la commission des sanctions de l'AFLD n'était "ni objective ni impartiale". Fin février, la marathonienne avait subi une première déconvenue. L'institution avait validé sa suspension provisoire prononcée à son encontre en avril 2019, avant que ne soit décidée la sanction définitive de quatre ans.

JA avec ML