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Dopage: les marathoniens dans le collimateur

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Une semaine après les révélations concernant le dopage généralisé dans l’athlétisme, le Sunday Times livre une deuxième salve ce dimanche. Accusés, les marathoniens. Pour le journal, 7 des 12 derniers vainqueurs à Londres seraient soupçonnés d’avoir gagné en étant dopés.

Sept des douze derniers vainqueurs du Marathon de Londres auraient franchi la ligne d’arrivée en affichant des résultats sanguins douteux. C’est ce qu’avance ce dimanche le Sunday Times. L’hebdomadaire britannique continue sur sa lancée, une semaine après ses premières révélations concernant le dopage généralisé en athlétisme. Aucun vainqueur du marathon n’est toutefois cité, ni aucune année d’ailleurs.

« Ça fait des décennies que je suis dedans et ça ne me surprend pas du tout, a confié l’athlète Dominique Chauvelier sur RMC Sport. Ça a toujours existé : dans les années 1980, il y avait les corticoïdes, dans les années 1990 c’était l’EPO… C’est vrai que les grands pontiques de la fédération (IAAF) se voilent un peu la face : ils ne sont pas au devant du peuple. Aujourd'hui, vous allez dans une pharmacie au Kenya, vous avez de l'EPO pour 20 dollars... »

Les six majeurs concernés

Mais le marathon de Londres ne ferait pas figure d’exception : 32 vainqueurs des six courses majeures, Londres donc mais aussi Boston, New York, Chicago, Berlin et Tokyo, auraient dû faire l’objet d’une enquête en raisons d’analyses douteuses. Dans un communiqué, Nick Bitel, responsable du marathon de Londres, s’est dit « très inquiet » : « Nous continuons à être à l'avant-garde des mesures pour lutter contre le dopage des coureurs de marathon (...) mais nous ne pouvons pas le faire seul et comptons énormément sur l'IAAF ». La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), qui avait déjà dû se défendre cette semaine contre les premières accusations, n’a pas encore réagi.